Molex: Estrosi se dit en phase avec la CGT pour le maintien de l'activité sur le site

Publié le par CGT PHILIPS EGP DREUX

Le ministre estime qu'il "faut défendre l'activité sur le site" de Villemur-sur-Tarn, au delà en tout cas du mois d'octobre, tout en évoquant aussi une possible "diversification". Il se dit en phase avec la CGT.
Le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, a affirmé mercredi qu'il "fallait défendre l'activité sur le site" de l'équipementier automobile Molex à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), alors que la direction américaine souhaite fermer l'usine fin octobre.

Au lendemain de la première réunion entre les syndicats et le médiateur, M. Estrosi a estimé dans un communiqué "partager la même analyse" que le secrétaire du comité d'entreprise, Denis Parise CGT, avec qui il s'est entretenu mardi soir.

Il faut "rechercher toutes les solutions positives envisageables pour le maintien de l'activité sur le site mais aussi en faveur d'une diversification", a indiqué le ministre.

Pour Denis Parise, délégué CGT joint par l'AFP, "à ce sujet, le ministre est sur la même longueur d'ondes que nous". "Il nous faut absolument continuer l'activité au-delà de fin octobre pour aller vers une diversification", a insisté M. Parise.

Selon le délégué CGT, "il y aurait des possibilités dans l'aéronautique, mais il faut trois ans pour avoir les homologations, donc d'ici là on ne doit pas fermer sinon il n'y aura pas de diversification".

La direction de Molex s'est pour sa part félicitée dans un communiqué de la mise en place de la médiation de Francis Latarche "pour permettre une reprise du dialogue avec les partenaires sociaux".

"Nous sommes confiants dans les perspectives qu'ouvre ce processus, qui devrait aboutir à des solutions rapides, au mieux des intérêts des salariés et de l'entreprise", a déclaré l'un des responsables de Molex, Marcus Kerriou, après une rencontre mercredi à Paris avec deux conseillers techniques de l'Elysée et du ministère de l'Industrie.

La production à l'usine de Villemur, qui compte 283 salariés, est paralysée depuis le 7 juillet d'abord par une grève des salariés, puis depuis le 6 août par une décision de la direction de fermer le site à la suite d'une bousculade d'un dirigeant par des salariés.

Publié dans Boites en luttes

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