Les confédérations syndicales à la recherche de l’unité d’action.

Publié le par CGT PHILIPS EGP DREUX


Mobilisation. La proposition cégétiste d’une journée d’action le 7 octobre repoussée par FO. Réunion intersyndicale la semaine prochaine.


Face aux nombreuses menaces pesant sur les salariés en cette rentrée, « il y a urgence à se mobiliser », a déclaré hier, sur France Info, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, en relançant sa suggestion de faire du 7 octobre une journée de mobilisation unitaire et interprofessionnelle. Pour lui, « si les salariés ne se manifestent pas plus fortement dans la prochaine période, la situation sociale va continuer de se dégrader. Si cette expression n’existe pas, le budget de l’État pour l’année prochaine va consacrer de nouveaux sacrifices sociaux, les directions vont continuer de sacrifier l’emploi ou de flexibiliser un peu plus le marché du travail, les systèmes sociaux vont être en danger ». La poursuite de l’unité syndicale s’avère cependant difficile.


La proposition cégétiste de mettre à profit le 7 octobre, journée mondiale pour le « travail décent » organisée par la Confédération syndicale internationale (CSI), pour relancer la mobilisation en France a été sèchement repoussée par le leader de FO. « Le 7 octobre, on a prévu autre chose », a expliqué Jean-Claude Mailly, FO souhaitant s’en tenir à une « approche internationale ». La centrale organisera ce jour-là, a-t-il dit, un « colloque-débat avec des syndicalistes étrangers ».


Son de cloche semblable du côté de la CFDT. « Le 7 octobre, ma journée est déjà réservée depuis longtemps pour une journée d’action internationale qui réunit tous les syndicats du monde sur le travail décent », indiquait hier François Chérèque. Il entend donc répondre présent à l’appel de la CSI dans le but de réagir à « un besoin urgent de régulation, pour que le capitalisme recule et que les droits des travailleurs soient respectés ». Pour autant, le secrétaire général de la CFDT a émis le souhait qu’une réunion des syndicats français se tienne la semaine prochaine, en excluant l’idée d’une grève générale de vingt-quatre heures avancée par FO. Selon la CFDT, la date du 8 septembre « est dans le paysage », mais elle n’avait pas reçu hier de « confirmation nette ». Annonçant ne pas être disponible le 8 septembre, le leader de la CFTC, Jacques Voisin, a estimé qu’« en principe ce sera la semaine prochaine. Il n’y a pas trop de temps à perdre ».
 Adeline Farge
Source: l'Humanité

Publié dans syndicalisme

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