Tous Ensemble Rhone-Alpes

Publié le par CGT PHILIPS EGP DREUX

La réunion de rentrée du Collectif Tous Ensemble Rhône-Alpes est prévue , comme annoncée,
le Mercredi 16 Septembre 2009 à 19h
dans la grande salle de la Maison des Passages dans le Vieux Lyon :
44 Rue Saint Georges , Métro Vieux Lyon.
Nous la proposons là, car cela nous laisse plus de temps pour discuter et s'organiser..

La rentrée est placée sous le signe de l'effervescence sur les lieux de travail et les collectifs se multiplient. Les lettres (Continental , Goodyear ) et appels aux confédérations aussi.
L'initiative prise par la FSE de Lyon , le collectif Tous ensemble Rhône-Alpes, le collectif Continuer la CGT, le collectif de sans papiers de Viry Chatillon, et le syndicat CGT-E Dalkia doit connaitre un développement A vous tous de relayer largement la lettre d'invitation à rejoindre notre regroupement (en pièce jointe) aux collectifs et syndicats.

L'ordre du jour proposé est le suivant :

- bref rapport sur la situation à la rentrée et bref rapport sur la réunion du 20 Juin . Discussion
- proposition d'un meeting/réunion publique préparé par la diffusion d'untract commun au regroupement. Discussion et validation du tract (qui devrait vous parvenir avant..)
- les enjeux du 49 congrès de la CGT en Décembre : les intiatives communes
- informations diverses (Intervention camarade Selecta, situation à Kéolis -TCL- ..)
- Renouvellement/ reconduction/elargissement du bureau (pour faire face aux tâches qui s'annoncent)
- Propositions diverses, initiatives communes avec d'autres collectifs , constitutions de scommissions réprssion et congrès CGT..

Vous trouverez en pièces jointes un certain nombre d'informations qui nous sont parvenues. Vous en trouverez d'autres sur notre blog..

Venez nombreux et amenez vos collègues !!

Le bureau du Collectif Tous Ensemble Rhône-Alpe

 
Lyon septembre 2009

 

 

Chers camarades,

 

 

Nous nous sommes réunis le 20 Juin à Lyon à l’initiative de la FSE de Lyon et du collectif « Tous Ensemble » Rhône-Alpes. En six heures de discussion fraternelle nous avons pu constater, malgré nos différences et origines diverses, le profond accord qui régnait entre nous sur l’analyse de la situation et la nécessité de regrouper les forces qui savent que l’ensemble des contre-réformes, des attaques du patronat et du gouvernement, qu’il y ait crise ou non, contre les travailleurs est tout simplement la guerre de classe. Qu’il y a une origine commune dans la Loi LRU pour la privatisation des universités, les fermetures d’usines ou la criminalisation de l’action syndicale.

 

Nous avons également constaté que les précédentes expériences – comme le Forum Lutte de classe – n’avaient pas conduit à un réel et durable travail en commun, dont le bilan, loin d’être négatif avec la qualité des contributions et la bonne volonté affichée des participants, doit être fait et exploité.

Aujourd’hui, la crise profonde et durable du capitalisme rend cette exigence plus nécessaire que jamais. Il s’agit pour nous tous d’être capables de mettre en positon veille nos esprits de chapelle –sans renier nos principes et identités – pour construire au-delà de nos regroupements respectifs. Nous devons prouver notre capacité à nous mettre au service de l’ensemble des travailleurs et de mener la discussion, y compris de nos désaccords qui ont forcément une bonne raison d’exister, sur une base qui pourrait être partagée par le maximum d’entre nous :

  • C’est le système capitaliste qui est à l’origine de la situation des travailleurs, de la sur exploitation continue du travail de la majorité par une minorité.

  • La crise économique sans précédent du capitalisme conduit celui-ci à aggraver de manière brutale les conditions d’exploitation, nous mène à la misère

  • Les capitalistes – à travers leurs gouvernements - ne peuvent réussir qu’avec la complicité active des directions des organisations syndicales, complètement acquises aux lois du marché capitaliste et aux efforts partagés pour sauver l’emploi.

  • Les travailleurs ont montré leur volonté de combat, mais ils sont menés sur les voies inefficaces et démobilisatrices que sont les luttes isolées entreprise par entreprise, secteur par secteur ou encore des journées d’action sans lendemain qui ne désignent pas l’objectif qui peut nous centraliser.

  • Les revendications qui devraient être mises en avant pour sauver les travailleurs (par exemple, aucun licenciement, partage du travail sans baisse de salaires) et formulées dans une plateforme revendicative nationale unifiante des luttes, sont remplacées par les états-majors syndicaux par la discussion des contre-réformes et des plans sociaux

  • Malgré leurs trahisons, ce sont les états-majors syndicaux qui contrôlent et dirigent les syndiqués, et plus généralement les travailleurs. Nous devons travailler à l’unité des travailleurs en prenant en compte ce fait et ne pas nous prendre pour ce que nous ne sommes pas

  • En conséquence il faut œuvrer ensemble, au-delà de nos divergences et nos intérêts de chapelle à rétablir les principes de lutte de classe auprès de millions de travailleurs qu’ils soient syndiqués ou largement non syndiqués comme actuellement. Nous avons à réaliser un acte désintéressé pour nous mettre au service de tous en établissant la confiance entre nous.

  • Nous sommes pour notre part prêts à le faire. Nous sommes prêts à rejoindre d’autres initiatives qui n’émaneraient pas de nous mais iraient dans le même sens

 

C’est pourquoi nous n’avons pas voté de texte « commun » mais avons proposé, lors de notre réunion, le travail autour de quatre sujets :

 

  • Travail en commun sur la répression et la criminalisation de l’activité syndicale.

  • Travail en commun pour la préparation du 49ème congrès de la CGT qui a lieu en Décembre

  • Travail autour de campagnes générales communes sur tout le territoire avec pour premier acte l’élaboration et la diffusion de tracts communs dès la rentrée

  • Préparation de la discussion la plus démocratique entre nous débouchant sur des réunions communes à la rentrée (entre nous dans un premier temps, publiques dans un deuxième..) sur la base de contributions courtes sur les trois sujets cités au dessus, mêlant analyses et propositions

 

 

 

Chers camardes, nous souhaitons vivement que vous vous associiez à part entière à cette initiative que nous avons décidé de faire vivre coûte que coûte. Si vous en êtes d’accord, merci de vous adressez à l’un des signataires qui vous fournira tous les moyens de votre association.

 

 

 

Union Syndicale des Etudiants de Lyon Collectif Tous Ensemble Rhône-Alpes

Contact : uselfse@yahoo.fr

Contact : tousensemblelyon@yahoo.fr

Blog : http://usel-fse.over-blog.com

Blog : http://tousensemblelyon.over-blog.com

 

Continuer la CGT CGT-E Dalkia

Contact : contact@cl-cgt.fr

Contact : info@cgtedalkia.com

Site : http://www.cl-cgt.fr

 

Collectif des Sans Papier

de Viry Chatillon

koully82@yahoo.fr


 



Des militants CGT dénoncent l'expulsion de la Bourse
Et réfléchissent sur ce qu'elle révéle
De l'orientation de la direction de la confédération

 

Nous, militants CGTistes dans les secteurs suivants : OPH, Aventis, Retraités, Éduc’action 93, St Gobain, CGT Montreuil, Université d’Evry, Comité de Sans-papiers grévistes de Viry Châtillon, engagés dans le soutien à la lutte des Sans-papiers, nous sommes réunis en réponse à l’appel du blog Ouvalacgt, 14 rue Baudelique à Paris 18ème, pour faire le point sur les contradictions internes qui ont éclaté au grand jour dans la CGT depuis l’évacuation de la Bourse du travail, le 24 juin dernier.
 
Conscients de ne pas être les seuls dans notre Confédération à avoir été révoltés non seulement par la forme qu'a pris cette expulsion, mais aussi sur le processus qui y a conduit, en contradiction avec les positions prises par notre dernier Congrès, nous avons décidé d'élargir cette réflexion et de la partager avec tous les militants qui le souhaitent.
 
Deux premières réunions nous ont permis un échange approfondi sur les réactions des syndicats et collectifs auxquels nous appartenons face à la mise en œuvre brutale de l’orientation de la Confédération vis à vis de la CSP75 et des dégâts qu'elle a produits chez nos syndiqués. Nombre de militants sont scandalisés ; des jeunes déchirent leur carte…
 
Par ailleurs, des militants sincères poursuivent leur soutien aux Sans-papiers, mais sans remettre en cause les orientations actuelles de la CGT. Ce refus d’analyse repose pour certains sur une information insuffisante, pour d’autres sur la crainte des conséquences d’une critique du fonctionnement anti-démocratique et d’une pratique en contradiction avec les orientations du dernier congrès de notre syndicat.
 
Convaincus au contraire que ce qui s'est passé à la Bourse est significatif de l'orientation mise en œuvre par la direction de notre syndicat, en particulier par l’expérience directe de la trahison de la Confédé qu’ont vécue les camarades Sans-papiers, nous rendons publiques les premières conclusions de ce débat :
 
1 - Le véritable historique de l’occupation de la Bourse par la CSP75 doit être connu :
Quand le mouvement a été lancé par la CGT le 15 avril 2008, les délégués de la CSP75 se sont rendus à l’UD de Paris où ils ont été reçus le 17 avril par l’ex secrétaire général de l’UD et le secrétaire de l’UL de Massy. Les sans papiers leur ont rappelé leur attachement de longue date à l’UD de Paris, le nombre de réunions faites en commun, les manifestations où tous les collectifs parisiens défilaient sous les banderoles de l’UD CGT de Paris. Ils ont rappelé également qu’ils étaient syndiqués à la CGT, depuis plusieurs années pour certains d’entre eux. Conscients de l’importance du mouvement qui se déclenchait, ils ont demandé à être y intégrés. On leur a répondu d’aller eux-mêmes à la préfecture, mais en leur précisant qu’il y avait déjà le compte de dossiers convenus avec Hortefeux (1000) et qu’on n’avait donc pas besoin d’eux. En un mot, on les a envoyés balader... Quand ils se sont aperçus que, le 20 ou le 21 avril, Francine Blanche et Raymond Chauveau étaient allés chez Hortefeux et s’étaient mis d’accord sur ce dépôt unique de 1000 dossiers, ils se sont sentis trahis. D'où l'occupation de la Bourse.
 
Il devenait clair que l’objectif de la Confédé n’était pas d’élargir le mouvement, alors qu'elle l'avait fait miroiter et que toutes les conditions étaient réunies… mais seulement de médiatiser quelques exemples symboliques et d’utiliser les Sans-papiers en tête des manifestations pour l’image. Comme disent les Sans-papiers, "ils ont fait de nous des hommes sandwich". La CGT a dépossédé les travailleurs Sans-papiers de leur lutte.
 
Clair aussi que les propositions de la CGT ne concernaient pas les travailleurs Sans-papiers isolés : aucune perspective de lutte collective ne leur était proposée, alors que leur isolement ne leur permettait ni d’obtenir le Cerfa par le patron, ni de faire grève.
 
L'ouverture de négociations directes avec le ministère sur la régularisation selon les critères Hortefeux dans le cadre de la politique d’immigration choisie rendait inutile pour la Confédération l’extension du mouvement des Sans-papiers à d’autres secteurs. Voire, elle devenait nuisible pour sa crédibilité de "syndicat responsable".
 
Tout cela n'est-il pas en totale contradiction avec les engagements du 48ème Congrès à défendre la régularisation globale de TOUS les Sans-papiers ?
 
2 - Le choix de se désolidariser de fait des Sans-papiers, en les jetant brutalement à la rue place de la République, n’est donc pas une dérive de quelques bureaucrates, mais bien une orientation qui se trouve confirmée par d’autres actes de capitulation de la direction CGT dans la dernière période : absence de mobilisation générale après les grandes journées d’action de janvier et mars dernier ; absence de coordination des secteurs en lutte, en particulier dans l’automobile où les salariés sont touchés de plein fouet par la crise : PSA, Continental, sous traitants de Renault…
 
Absence de directives de lutte offrant des perspectives aux milliers de licenciés réduits à des gestes de désespoir pour attirer l’attention des médias, et à réclamer une prime de dédommagement alors que leur avenir et celui de leur famille est barré.
 
La responsabilité de la Confédé est clairement engagée, car seule la direction d’un syndicat interprofessionnel dispose de tous les réseaux et moyens d’impulser rapidement et puissamment le mouvement d’ensemble qui s’impose.
 
3 - Par ce compte-rendu, nous invitons tous nos camarades CGTistes à engager au plus vite le débat à l’intérieur de leur syndicat afin de construire ensemble l’orientation de lutte de classe qui pourra seule nous faire affronter la crise :
 
- Vis à vis des Sans-papiers : la reconnaissance de leur rôle dirigeant dans la conduite des luttes pour la régularisation de tous. Quelle légitimité ont des accords signés sans la présence d'aucun représentant des Sans-papiers ? Quelle justification peut avoir l’absence d’impulsion de luttes pour défendre les Sans-papiers isolés et les intérimaires ? Quel type d’avenir nous offre la restriction de la défense de nos camarades Sans-papiers à l’application "réaliste" de critères Hortefeux dont on voit bien aujourd'hui où ils mènent ?
 
- Vis à vis de l’ensemble des travailleurs touchés par la crise, quelles perspectives offre l’orientation actuelle de la Confédération qui nous maintient isolés secteur par secteur, et qui négocie à froid dans notre dos ?
 
Conscients de nos responsabilités de solidarité ouvrière avec les Sans-papiers, nous appelons les syndicalistes à diffuser largement ce texte et à apporter leur propre contribution au débat.
L’appareil syndical n’appartient pas à quelques professionnels de la négociation. Il doit être aux mains de ceux qui en feront l’outil des combats de classe de la période.
 
La lutte des Sans-papiers pour la régularisation de tous doit reprendre l'essor qu'elle avait pris début 2008, soutenue par l'opinion publique en tant que lutte de travailleurs pour leurs droits fondamentaux.
Cet élan a été cassé par la direction de notre Confédération. La CGT doit reprendre ce combat avec tous les Sans-papiers.

 
 
* Vous trouverez plus de détails et de nombreux textes sur le blog :
http://ouvalacgt.over-blog.com

 



La CGT Goodyear interpelle Bernard THIBAULT,

secrétaire général de la CGT

A  THIBAULT Bernard Secrétaire général CGT

Le syndicat CGT Goodyear a pris la décision de vous écrire après avoir longtemps dit qu’il allait le faire, mais nous ne pouvons plus repousser cette fois -ci!!!

En effet, nous trouvons que la situation de notre site mais aussi la situation de milliers de salariés en France est alarmante et pour autant nous attendons toujours une réaction massive et d’envergure!!!!

La France est victime d’une catastrophe voulue et mise en place par un gouvernement et des patrons qui ne connaissent aucune limite et pour autant la réaction de la CGT est plus que timide, elle est inexistante!!!

Les ouvriers, salariés attendent un mouvement qui mettra fin à l’insolence de ceux qui détruisent des milliers d’emplois et autant de vies de familles et nous n’avons droit qu’à des journées de mobilisation éclatées sur plusieurs mois, janvier, mars, juin et il faudrait attendre septembre pour remettre ça????

Il est évident que rien ne vas plus, comment pensez vous réussir à mettre à genoux ce gouvernement qui haït le monde du travail avec des journées de mobilisation si peux cohérentes avec la cruauté de ce que nous subissons à la base!!!

Des milliers de salariés en France attendent un appel à une grève générale et totale, les manifestations encadrées dont les parcours sont connus de tous ne servent plus à rien, si ce n’est se faire plaisir et montrer qu’il y a encore des syndicats dans ce pays!!!

Le président de la république et son équipe, se moque totalement des
manifestations actuelles, mais par contre partout en France des bases CGT luttent chacune de leur coté, elles luttent aux cotés de salariés qui sont en train de crever et ils n’attendent qu’une seule chose : un appel à une action totale. La CGT est le seul syndicat qui peut le faire, et nous sommes des CGT’istes de base certes mais CGT’istes, il va falloir se bouger un peu, car 
la crise actuelle doit avoir en réponse une mobilisation de tous au même moment, ne pas agir serait un crime contre le monde du travail!!!!

La CGT Goodyear représente plus de 85% des salariés du site d’Amiens, nous travaillons chaque jour à faire en sorte d’améliorer le quotidien des salariés de notre site, mais le problème c’est qu’à l’heure actuelle, il y a dans des centaines d’entreprises en France des mecs qui luttent, qui se battent, qui crèvent, et ils n’attendent qu’une seule chose, qu’un appel puisse nous unir tous dans ce combat, car sans le TOUS ENSEMBLE le patronat et le gouvernement ont encore de beaux jours devant eux!!!

De plus en plus des militants CGT se font passer à tabac, ou alors vont en garde à vu, les patrons et le gouvernement criminalisent la lutte sociale, il va falloir quand même que vous réagissiez la haut, c’est écœurant de voir des syndicalistes en correctionnel parce qu’ils ont défendu leurs collègues et dans le même temps des patrons qui se tirent après avoir mis en faillite les boites avec des parachutes de plusieurs millions d’€uros, la CGT doit faire condamner avec la plus grande fermeté les agissements d’une bande de voyous!!!

La CGT celle pour laquelle nous sommes devenus militants, est un syndicat qui répond aux besoins des salariés, qui écoute la base, les syndiqués, les militants mais aussi tous ceux qui souffrent des injustices et là, nous ne comprenons pas, ou vous êtes dans un bureau trop hermétique aux appels de ceux qui crèvent ou alors il y autre chose, mais en tout cas, nous ne pouvons plus accepter que des gars luttent seuls dans leur coin alors qu’il faut un mouvement d’ampleur!!!

Nous sommes allé rejoindre nos collègues de CONTI (d’ailleurs vous n’en avez jamais fait état même lors de vos passages à canal+ ou ailleurs…) et là bas nous avons vu des petits gars d’une boite qui s’appelle LEARE nous expliquer avec leurs tripes qu’ils luttent depuis des semaines contre un géant appelé PEUGEOT et que le seul message du gouvernement a été d’envoyer des CRS leur démonter la gueule !!!!

peugeot a reçu 3.5 milliards de l’état c’est-à-dire des impôts des
contribuables et qui fait fermer tous les sous-traitants Français, nous avons face à nous des VOYOUS qui n’ont aucune limite et aucun

scrupule!!!!  
A chaque fois que nous allons sur un piquet de grève, nous entendons la même chose….

«Ils font quoi la haut à la CGT?????»

Nous dirons ils font quoi, ils attendent quoi????

Nous n’avons jamais connu une telle régression sociale dans notre pays et tous le monde est touché, actifs du privé et du public, retraités, nous sommes dans un pays ou des retraités pour se nourrir vont faire les poubelles après avoir travaillé 40 ans aux pièces pour des patrons qui eux à 50 ans sont en retraite sur des yachts coûtants des millions d‘€uros!!

Cela n’est plus possible, il va falloir que la confédération CGT bouge, nous sommes tous en train de crever dans nos coins, alors que tous ensemble nous aurions déjà gagné!!!!

Des Goodyear, des CONTI il y en a partout, et partout les appels se multiplient pour que la CGT appelle à un mouvement nationale de grève reconductible, il n’y a que comme ça que le gouvernement arrêtera de nous prendre pour des cons!!!


Nous sommes des CGT fiers de l’être et nous voulons continuer à l’être, votre poste de secrétaire général de la CGT vous oblige à nous écouter nous les militants de la base, la CGT est un syndicat démocratique avec des valeurs dont une est la plus forte, celle d’être aux cotés de ceux qui luttent et pour le moment ceux qui luttent se sentent bien seuls!!!

Nous n’avons d’ailleurs pas participé à la journée d’action du 13 JUIN 2009, cette journée d’action démontre que vous êtes en déphasage totale avec les revendications de la base, qui peut croire un seul instant que manifester main dans la main un samedi va faire bouger le gouvernement????

Il faut arrêter cette mesquinerie, en 1936 les salariés ont obtenu des avancées sociales énormes, mais ils les ont obtenues en luttant TOUS au même moment et pendant un long moment, en ce moment les salariés luttent pour ne pas perdre des acquis ou alors leurs emplois, nous ne nous battons même pas pour obtenir de nouveaux droits mais tout simplement pour essayer de vivre!!!

Le gouvernement revient à la charge, allongement de la durée de cotisation, trou de la sécu qui d’ailleurs et du au fait que les patrons ne payent pas leurs cotisations, bref, l’annonce est clair, ils ont déclaré la guerre au monde du travail!!!

Vous attendez quoi, vous faites encore le bilan, que va-t-il falloir pour la CGT revienne à ses origines, c’est-à-dire un syndicat qui s’oppose à ceux qui veulent détruire le monde du travail????

La CGT Goodyear vous écris au nom de milliers de salariés qui comme nous vous demande de nous entendre, ce n’est pas un devoir, c’est tout simplement vital!!!!

Espérant que notre lettre ne finira pas dans une poubelle et qu’elle aura attiré votre attention, nous vous disons a bientôt a vos cotés dans les rues avec tous ceux qui veulent que le monde change dès demain !!!!!
Le syndicat CGT Goodyear



Une restructuration industrielle : A propos de RENCAST , entreprise équipementière automobile

 

 

 

Durant la période précédent le rachat du groupe RENCAST, en juin et juillet 2009, des salariés du groupe ont rédigé ce projet de communiqué de presse, qu'ils ont repris plusieurs fois étant donnés les multiples rebondissements du dossier.

 

Ce communiqué a été motivé notamment par la volonté de dénoncer l'attitude de M. Patrick Bellity, directeur opérationnel du groupe ARCHE qui fut candidat à la reprise de RENCAST.

 

Il vise également à alerter l'opinion sur le mode de gestion et la tendance centralisatrice du système français de relance de l'industrie automobile mis en place (dans un contexte de crise réelle ou supposée) suite aux « Etats Généraux de l’Automobile » du 20 janvier 2009, système impliquant un "Fonds de modernisation des équipementiers automobiles" (FMEA) abondé directement et indirectement par l'État (les deux constructeurs automobile français, PSA et RSA, qui détiennent chacun un tiers des parts, sont sous perfusion financière publique massive) mais dont la gestion est laissée aux constructeurs et aux plus gros équipementiers et a pour principal but d'opérer une reconcentration industrielle au motif « d’améliorer la compétitivité de la filière automobile ».

 

Le groupe RENCAST a finalement été racheté par le groupe GMD, la décision finale du Tribunal de commerce de Lyon ayant été rendue le 6 juillet 2009.

 

Les auteurs de ce texte tiennent à garder l'anonymat.

 

Toutes les sources d'information internes -- celles qui ne sont pas indiquées en notes dans le texte (essentiellement par liens internet) -- pourront être vérifiées auprès des délégués du personnel des 6 entreprises du groupe RENCAST (entreprises implantées à Brive-la-Gaillarde, Thonon-les-Bains, Delle, Châteauroux, Reyrieux et Bron). Pour ne pas décourager la vérification de ces sources, et donc la diffusion, nous donnons ici les noms et numéros de téléphone personnel de trois de ces délégués (ou ex-délégués) qui pourront ainsi être contactés aisément

  • Philippe DIE 06 72 28 27 25

  • - Jean-Luc CLEMENT 06 87 35 42 33

  • - Marc BORDONNET 06 15 77 55 90

    Procédant ainsi, nous n'entendons pas leur faire assumer la responsabilité de la rédaction de ce texte ni de sa diffusion publique.

    Les informations concernées renvoient soit au contenu des offres de reprise citées ou évoquées dans le texte soit aux propos que P. Bellity a tenus oralement devant ces délégués du personnel (une vingtaine de personnes).

    S'agissant de l'éventuelle confidentialité des premières, le jugement du Tribunal de commerce de Lyon, conduisant au rachat de Rencast (par GMD), étant passé, leur publication ne peut plus guère plus nuire au secret de l'instruction.

  • S'agissant de l'information selon laquelle les constructeurs automobiles français imposeraient aux repreneurs d'emprunter au minimum 10 millions d'euros au FMEA, nous ne savons pas si les délégués du personnel en ont eux-mêmes la preuve formelle, mais nous pouvons préciser qu'elle a été donnée oralement aux salariés de RENCAST par le directeur du personnel du groupe.

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    La reprise du groupe RENCAST sous pression politique
    Ou le capitalisme d'État selon Patrick Bellity, directeur du groupe ARCHE
    Le 6 juillet 2009

    Figurez-vous un conflit ouvert entre les salariés d’une entreprise (groupe RENCAST) et la direction… d’une autre entreprise (groupe ARCHE), principale concurrente de la première.
    Figurez-vous un candidat (ARCHE) à la reprise d’un groupe (RENCAST) qui menace les salariés ce dernier de fermer des usines, avant même de les avoir acquises, et réussit à se faire prendre au sérieux au point de leur inspirer plusieurs jours de grèves.
    Imaginez que ce candidat, en soumettant son offre, entend prendre le tribunal à témoin de ses menaces visant potentiellement tout mouvement de grève à l’avenir.

    On pouvait lire, dans Les Echos du 11 juin 2009 : « ce jeudi, la quasi totalité des sites de Rencast ont arrêté le travail pour s'opposer cette fois-ci à l'acquisition par Arche. Ce concurrent direct de Rencast a invité hier les délégués du personnel dans sa filiale aveyronnaise SAM (Société Aveyronnaise de Métallurgie) pour leur présenter son projet. Or, celui-ci prévoit la suppression de quelque 300 emplois sur les 830 salariés encore présents dans le groupe, apprend-t-on de source syndicale. »

    « Les problèmes rencontrés par RENCAST ces dernières années ont créé dans plusieurs sites une situation sociale proche de la rupture. Tout dérapage dans le contexte actuel pourrait conduire à une situation irréversible et à la fermeture de certains sites. » Voilà ce qu’on pouvait lire… dans l’offre de reprise que le groupe ARCHE a déposé ce même jour devant le Tribunal de commerce de Lyon -- ARCHE étant parvenu à faire reporter la date limite des dépôts des offres, qui était fixée au 15 mai.

    Le projet de financement de ARCHE ne comporte pas une once de fonds propres. Pour tout apport, il prévoit d’emprunter 5 millions d’euros au Fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA), fonds financé pour un tiers par l’État et pour deux tiers par les clients de l’entreprise visée à la reprise, savoir des constructeurs automobiles sous perfusion publique massive (prêt de 6 milliards d’euros). L’offre ajoute comme condition à la reprise de RENCAST l’octroi par ce fonds d’un prêt de 20 millions d’euros pour le groupe ARCHE.

    En introduction, cette offre invoque la très forte baisse du chiffre d’affaires du groupe ARCHE et d’importantes « capacités de production inutilisées », précisant que « l’activité totale actuelle » de RENCAST ne suffirait pas même à les employer…
    Pas de quoi rassurer les salariés de RENCAST quant à la pérennisation de leurs activités. Plutôt de quoi aviver encore leurs craintes que les actifs et le chiffre d’affaires soient transférés à moyen voire court terme vers les usines qui appartiennent déjà au groupe ARCHE.
    Le candidat précise par ailleurs qu’il « se réserve d’aménager l’affectation des salariés repris en fonction des besoins d’organisation, dans le respect de la règlementation en vigueur. »
    Tant pis si les salariés de RENCAST ont réussi à obtenir un accord avec les constructeurs, qui prévoit, outre le financement d’une prime extralégale de 30 000 euros pour les salariés non repris, l’engagement de maintenir la production sur l’ensemble des sites.
    Pour le site de Thonon, d'ailleurs, la proposition de ARCHE de reprendre 78 salariés seulement (contre 141 dans l'offre concurrente d'HALBERG PRECISIONS) ressemble fort à l'annonce d'une fermeture imminente, l'entreprise pouvant très difficilement être rentable dans ces conditions.

    Le groupe ARCHE, loin de s'en cacher, expose dans son offre le projet de constituer un quasi-monopole français : soulignant (devant le tribunal) que sa perspective de « regroupement » serait « appuyée par les Pouvoirs publics et les Constructeurs Automobiles Français » (1), il y rappelle qu’il réalise « plus de 80% de son chiffre d'affaires » avec les constructeurs automobiles français et qu’il « est déjà le principal fournisseur français sur le marché des grosses pièces techniques (carter moteur, carter boîte de vitesse, carter d'embrayage) produites "sous pression" », ajoutant que « la reprise de Rencast représente pour groupe Arche une opportunité d'atteindre une taille critique permettant d'asseoir sa crédibilité vis-à-vis des constructeurs automobiles »…

    Patrick Bellity, directeur général opérationnel du groupe ARCHE, n'avait-il pas déclaré, à l’occasion des "États généraux de l’automobile" (voir plus loin), au sujet de la restructuration envisagée par les constructeurs français, associée à l'emploi du FMEA : « cela va enfin permettre aux industriels français d'atteindre une taille critique » ? (2) En effet, il était entendu pour les participants qu’il ne s'agit pas de sauver des « canards boiteux » ; la poursuite de la compétitivité est portée haut par le "Pacte automobile" (qui allait être soumis aux fourches caudines de Bruxelles), mise en vis-à-vis direct de l'intention de soutenir l'emploi. Il a aussi été posé clairement que le FMEA « contribuera au développement et à la consolidation des équipementiers, afin de faire émerger des entreprises plus grandes, plus rentables et capables de nouer des partenariats durables avec les constructeurs. » (3) Il est hors de question que le FMEA assiste des entreprises de taille modeste, sauf si elles présentent « un potentiel de développement ». Mais qui en juge ?

    Il est stipulé que l’aide du FMEA requiert un accord avec les constructeurs et « les représentants de la filière » : lisant ce qui suit, ne faut-il pas aussi bien comprendre que ces derniers, prétendus « représentants » triés sur le volet, entendraient utiliser ce fonds – voire imposer aux repreneurs d’y faire appel – pour décider eux-mêmes des restructurations pour toute la mal nommée « filière » française ?

    Le plan de "financement" de ARCHE, outre des « fonds propres » réduits à un crédit du FMEA, recourt principalement aux avoirs financiers de l’entreprise visée à la reprise (RENCAST). Plus original – le FMEA est lui-même un « fonds à risques » et son site indique qu'il compte parmi ses deux modes d'action le "Leverage buy out" (LBO), la reprise avec "effet de levier" (c'est à dire que l'achat est effectué en gageant par anticipation les fonds dégagés de l'entreprise rachetée) – "l’offre" de ARCHE précise que la comptabilisation de ces avoirs de RENCAST, mobilisables à « court terme », le sont en fait par « affacturage » : autrement dit, que ces fonds sont ceux déjà dus à RENCAST par ses clients. Les deux plus gros d'entre eux étant aussi les principaux actionnaires du FMEA... Que doit-on penser du fait que ce poste de "financement" figure dans cette offre ? Ou du fait qu’il ne figure dans aucune des autres offres déposées ?

    Le groupe HALBERG PRECISIONS, principal concurrent de ARCHE pour la reprise de RENCAST et qui resta même seul candidat en lice avant son retrait surprise le 19 juin, venait essentiellement avec ses propres fonds et avait fait savoir qu'il n'avait pas besoin du FMEA. Mais, les constructeurs lui ont retiré leur soutien pour ce motif même ; il a alors revu son projet, prévoyant de recourir lui aussi à ce fonds, à hauteur de 10 millions d’euros, soit le minimum exigé par les constructeurs. (4) La candidature de ARCHE, tardivement confirmée, est arrivée à point nommé de ce point de vue : on voit mal comment le recourt au FMEA aurait été imposé à HALBERG PRECISION alors qu'il n'y avait plus d'autre candidat crédible ou encore en course.

    De l’avis quasi général des salariés (comme du tribunal), l’offre d’HALBERG PRECISIONS était industriellement et socialement bien meilleure que celle de ARCHE, qui prévoyait 107 suppressions de postes en plus. Pour certains salariés, en ce qui concerne RENCAST, ARCHE n’avait même « aucun projet industriel ».

    Les faits suivants méritent sans doute également d’être rappelés pour permettre de mieux comprendre les dispositions des intéressés et le mode de fonctionnement et les objectifs du système français de relance de l'activité automobile mis en place en 2009 (dans un contexte de crise économique réel ou supposé).

    Patrick Bellity, est lui-même membre du "Comité stratégique pour l'avenir de l'industrie automobile", que le gouvernement a « mis en place dans la perspective des Etats Généraux de l’Automobile réunis à Bercy le 20 janvier 2009 » et qui « rassemble les représentants de l’ensemble des acteurs de la filière ». En fait, P. Bellity, au titre de directeur du groupe ARCHE, y est le seul « représentant de l’ensemble des acteurs » de la fonderie aluminium… (5)
    Ce comité a précisément eu pour rôle de définir le "Pacte automobile" associé à l'emploi du FMEA, lequel fonds fut mis en place au lendemain de ces "Etats généraux". Ceux-ci ont notamment abouti à la mise en place – sur proposition de P. Bellity lui-même (6) – d’une « plate-forme de concertation et d’échanges » regroupant les membres du comité stratégique et les directeurs des entreprises de la filière (encore les prétendus « représentants » de la prétendue « filière française »…) Elle a été lancée le 10 juin sous le label "Plate-forme de la filière automobile" (PFA) avec « mission d’améliorer la compétitivité de la filière automobile ». Quant au "Comité stratégique pour l'avenir de l'industrie automobile", il est encore en activité : il a tenu sa cinquième réunion le 8 juin, à l'Hôtel des Ministres à Bercy. (7)

    L’idée que Patrick Bellity puisse être indirectement juge et partie dans cette affaire n'est naturellement pas étayée. En tous cas, l’intéressé ne s'est pas privé de prétendre qu'il a « le bras long » face aux délégués du personnel de RENCAST.
    Cette assurance, ressentie ou suscitée, a-t-elle un quelconque rapport avec le fait que le 10 avril 2009, « sur proposition du Secrétaire d'Etat à l'industrie et à la consommation, Patrick BELLITY, directeur général du groupe Arche, directeur général de SAM Technologies à Viviez, a été élevé au grade de Chevalier » de la Légion d’honneur… ? (8)
    Reste que P. Bellity s’est montré très confiant, le 11 juin, devant les représentants du personnel de RENCAST, s'agissant de ses chances « d'ajouter RENCAST à [son] tableau de chasse », en dessinant un cadre imaginaire à côté des photographies de ses rencontres avec diverses célébrités, dont l’actuel Président de la République, accrochées au mur de son bureau.

    ARCHE, dans son offre de reprise, avance sa satisfaction d' « une adhésion du personnel au projet de développement du groupe, grâce au pacte social existant dans l'entreprise » qui compte « mille huit-cent collaborateurs ». Les intéressés traduiront.

    Mardi 16 juin, Parick Bellity se laissait aller une nouvelle fois à intimider les représentants du personnel de RENCAST qui étaient réunis pour se voir présenter son projet actualisé, affichant sans vergogne des airs de capitaine autoritaire d’un bon vieux capitalisme d’État et ses vues peu conciliantes envers les grévistes : au menu, déballage d’un management par le collet et menace de fermetures de sites.
    Mais le ton est encore monté. Il a menacé les délégués du personnel de RENCAST d’employer son « bras long » à recourir aux « plus hautes instances » pour les rappeler à l’ordre. Il les a accusés d’être « payés par HALBERG » (il fallait y penser…) Il leur a offert, enfin, un plaidoyer délirant sur le thème de la filière industrielle « franco-française », couronné par une allusion à leurs « grands-pères [qui] doivent se retourner dans leur tombe » en considérant la perspective d’un rachat par « les Allemands » ! (9)

    Jusqu'à mercredi 17 juin, les grèves et les blocages de livraisons se sont poursuivis sur 4 des 5 sites de production du groupe RENCAST, en opposition à la candidature de ARCHE.

    C'est alors qu'est tombée l'information selon laquelle ARCHE retirait sa candidature. La fin du délai de dépôt des offres finalisées était fixée au 19 juin à 14h30.

    Il serait compréhensible que les clients de RENCAST, les constructeurs surtout (les équipementiers ayant moins subi les blocages de livraisons) aient "suggéré" à ARCHE d'annoncer son retrait pour mettre fin aux grèves.
    Beaucoup ont aussi imaginé que ARCHE ait été poussé à jouer le rôle de "lièvre" dans cette affaire. Mais l'hypothèse ne colle pas avec la piètre qualité de l'offre de ARCHE, ni encore moins avec le discours de P. Bellity, qui a eu pour conséquence évidente de déclencher ces mouvements sociaux.
    Surtout HALBERG PRECISIONS restait seul en course à l'avant-veille des remises d'offres définitives, ce qui lui laissait l'occasion d'imposer ses conditions aux constructeurs -- la revue à la baisse des conditions sociales assorties à l'offre de rachat étant, elle, interdite.

    Un nouveau rebondissement suivit : peu après l'annonce du retrait de ARCHE, on apprit que la filière allemande de HALBERG venait d'être placée en redressement judiciaire -- en droit allemand, l'échec des négociations entre "partenaires sociaux" implique le passage du dossier à l'État ; en l'occurrence, un plan de licenciement massif était sur la table et les salariés avaient échoué à obtenir la garantie d'une prime extralégale pour les partants.
    Dans le dossier RENCAST, le timing avec lequel l'évènement survenait sembla un rien surprenant... tout comme parut l'être, considéré a posteriori, le délai de plus d'un mois que ARCHE -- en pratique, les constructeurs -- était parvenu à obtenir du tribunal pour le dépôt des offres initiales.

    Le jugement du Tribunal de commerce de Lyon quant à la reprise du groupe RENCAST était prévu le mercredi 24 juin. Faute de candidat restant, il aboutit sur un renvoi au 6 juillet, les quatre candidats déclarés précédemment étant remis en selle.

    Rapidement, ARCHE comme HALBERG se retirèrent -- le second ne put présenter les garanties exigées par le Tribunal en termes de séparation financière entre les filiales concernées, l'une par le plan social en Allemagne, l'autre par la candidature au rachat de RENCAST.

    Ainsi, ce fut le groupe GMD qui resta seul en course avant la date butoir, avant de remporter finalement ce dossier aux multiples rebondissements.
    Naturellement, GMD put imposer aux constructeurs ses conditions, savoir notamment une hausse générale des prix de 18%.

    L'offre de GMD était pourtant celle qui prévoyait le plus de licenciements... (si l'on excepte celle du groupe italien ZEN, précédent propriétaire de RENCAST, qui avait lui-même placé l'entreprise en liquidation).
    Pour les clients, la course à la productivité peut recommencer...

    (1) Les acheteurs de PSA, à 62%, « font leur marché en France ». Voir encadré de la page : http://www.usinenouvelle.com/article/psa-et-renault-poussent-a-la-restructuration.159898
    (2) Voir lien cité en note 1.
    (3) http://www.minefe.gouv.fr/discours-presse/discours-communiques_finances.php?type=communique&id=2426&rub=1
    (4) La question de savoir si ce candidat accepte cette condition contre son gré ne se pose plus depuis hier, lundi 22 juin : l'une des autres filiales de la maison mère HALBERG GUSS, en Allemagne, vient d'être placée en redressement judiciaire. Cependant, cette affaire nous paraît mériter d'être relatée.
    (5) http://www.porte-parole.gouv.fr/wp-content/uploads/2009/06/resultats_plan_automobile_-point_etape_8_juin_2009.pdf
    (6) http://www.usinenouvelle.com/article/crise-automobile-les-fournisseurs-lancent-un-signal-d-alarme.156348
    (7) : http://www.porte-parole.gouv.fr/wp-content/uploads/2009/06/460.pdf
    (8) http://www.aveyron.pref.gouv.fr/actualites/communiques_prefecture.php
    (9) Le siège et 8 des 11 sites de production (décolletage, emboutissage) du candidat HALBERG PRECISIONS (filiale du groupe allemand HALBERG, qui représente 30% du personnel et près de 25% de son CA) sont localisés en France. Son PDG est français.

Publié dans syndicalisme

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