4ème ETAGE, ELLE EST DECEDEE DES SUITES DE SES BLESSURES !

Publié le par CGT PHILIPS EGP DREUX

Suicides à France Télécom: une salariée se jette du 4e étage à Paris

Une salariée de France Télécom s'est jetée vendredi de son bureau du 4e étage d'un immeuble à Paris, se blessant grièvement, a-t-on appris de source syndicale au lendemain d'une journée d'action imputant une série de suicides à la gestion du groupe privatisé.

"Elle n'est pas morte, mais dans un état très grave, entre la vie et la mort", a déclaré à l'AFP Pierre Morville, délégué de la centrale syndicale des cadres CFE-CGC à France Télécom.

Contactée, la direction n'a pas pu confirmer immédiatement l'information.

La jeune femme âgée de 32 ans était chargée de clientèle, au service de recouvrement d'Orange, la marque de téléphonie mobile du groupe.

Selon M. Morville, le drame s'est produit "à l'issue d'une discussion sur les réorganisations de services".

"Nous n'interpellons plus la direction de France Télécom, mais nous interpellons le gouvernement français, dans la mesure où c'est le principal actionnaire et le principal employeur du groupe, il faut qu'il intervienne", a ajouté le délégué syndical.

France Télécom qui emploie plus de 100.000 personnes en France, a annoncé jeudi la suspension de ses restructurations, le recrutement de 100 responsables des ressources humaines de proximité et l'ouverture de négociations sur le stress au travail le 18 septembre.

Ces annonces sont intervenues alors que les salariés du groupe observaient jeudi une journée d'action à l'appel des syndicats, selon lesquels 22 suicides ont eu lieu parmi le personnel en 18 mois.

Le directeur des ressources humaines du groupe, Olivier Barberot, a affirmé que le nombre de suicides dans l'entreprise n'était "pas en augmentation", dans une interview jeudi au quotidien Le Parisien.

Mercredi, un technicien de 49 ans avait tenté de se suicider en pleine réunion d'équipe à Troyes (centre-est), en se plantant un couteau dans l'abdomen après avoir appris qu'il serait affecté à un poste de moindre qualification.

Les syndicats dénoncent des pressions exercées sur des salariés pour les inciter à quitter l'entreprise dans le cadre des réductions d'effectifs.

Le groupe, entré en Bourse en 1997 et dans lequel la part de l'Etat est devenue minoritaire en 2004, a subi des restructurations drastiques, perdant plus de 40.000 salariés depuis 2002, selon les rapports financiers.

source: jacques Tourtaux

Publié dans Service public

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