Compte-rendu de la manifestation du 17 Septembre (par cl-cgt Lyon)

Publié le par CGT PHILIPS EGP DREUX

Le 17 Septembre les branches métallurgie et chimie de la CGT étaient appelées par leurs fédérations à une manifestation devant le palais Brongnart , siège de la Bourse capitaliste française. Journée d'action bien entendu, d'un ou deux secteurs directement et violemment touchés par la crise industrielle et de surcroît limitée à la seule CGT et à SUD qui avait rallié la manifestation par un appel unitaire et était présente .

 

Dès 10h30 une petite troupe attendait la manifestation qui devait arriver par le boulevard. Des militants NPA difusant des tracts, Arlette Laguiillier pour LO, Mélenchon passant d'une interview à l'autre, Besancenot descendant à toute allure la manif , suivi de caméramans essouflés, le député PCF Gremetz moins sollicité et même un Georges Sarre et un Montebourg (PS) au milieu de quelques élus écharpés de tricolore . Tous interessés à recupérer à l'occasion un interview télévisé. Quelques autres groupes poltiques ou syndicaux diffusant leur presse parmi des jeunes cadres dynamiques (des traders ?) pressés d'entrer dans le temple. Ambiance feutrée d'habitués jusqu'à que le bruit grandissant annonce l'arrivée d'une manifestation bruyante, combattive, ouvrière, bariolée de drapeaux, de banderoles aux mots d'ordre clairs et nets : "aucun licenciement, stop aux licenciements" etc ..

Sur les 4 à 5000 manifestants, les Goodyear, Continental, Renault Cléon, Valeo, Freescale, Mac Cormick, Dunlop Montluçon, Wagon, GM, Michelin, New Fabris, Ford, Philips…, et surtout la  métallurgie CGT du Nord-Pas, avec les USTM CGT 91 et Nord faisaient le gros sionon l'essentiel du cortège.  A noter un cortège CFDT sous le mot d'ordre "aucun licenciement"

Deux voitures sono menaient le bal : la première animée par un permanent de la fédération et la deuxième mise à disposition par les syndicats et l'USTM du Nord .

D'un côté les mots d'ordre confédéraux habituels de la demande de ré industrialisation et de négociation adressées au pouvoir en place, de l'autre un discours combattif où revenaient sans cesse les mots d'ordre : "Tout est à nous, rien n'est à eux . Tout ce qu'ils ont ils l'ont volé " et "Tous ensemble, grève générale".Mais tous mettront en avant la lutte pour la libération et l'arrêt des poursuites contre les 6 de Conti.

A l'arrivée sur la place , la voiture sono confédérale se gare devant les grilles de la Bourse. La voiture de la région Nord continue un peu et avance sur le côté de la Bourse . Là deux meetings se tiennent , sur des positions complètement différentes. La masse de la manif oscille de l'un à l'autre, des ouvriers essayant d'entendre et de comparer les deux discours. (lire plus bas le discours de JP Delannoy responsable de la Région CGT Métallurgie)

A un moment, un mouvement de foule s'opère , une partie de la manif s'engouffre dans l'enceinte protégée de la bourse . Bientôt ce seront plusieurs centaine de militants qui se retrouveront sur les marches, déployant leurs banderoles face à la voiture sono de la fédération qui essaye désespérément de couvrir les slogans "Tout est à nous, rien n'est à eux . Tout ce qu'ils ont ils l'ont volé " et "Tous ensemble, grève générale".

 

Devant le discours fleuve du permanent fédéral de la CGT qui poursuit imperturbablement , des interrogations fusent : "Où est Thibault ?"

Les Contis , Goodyar , Mac Cormick sont  restés en bas, auprès de la voiture de la fédération et attendent une occasion de prendre la parole. 

La masse des manifestants , indécise, regarde ce face à face étrange , prémonitoire de mouvements futurs, les éléments les plus avancés occupant les marches de la Bourse face à la voiture sono de la fédération..

Au bout de quelque temps le permanent de la Fédération , sans doute fatigué de se faire huer, céde la place .
Le représentant des Continental, puis celui de Goodyear montent sur la voiture sono, pour des discours bien plus offensifs, ciblant la responsabilité des patrons et du gouvernement, n'offrant malheureusement aucune autre perspective que de mener les luttes à un niveau plus élevé, dans le cadre d'une "riposte globale". Sans dire laquelle

Entre temps plusieurs cars sont arrivés et lâchent leurs cohortes de policiers et de CRS comme à la manœuvre . La bourse s'évacue lentement.

 

Massive, combative manifestation qui a commencé à poser la question du combat du : Tous Ensemble , Grève générale !

Et Tous Ensemble, cela ne veut pas dire ceux de l'automobile uniquement, ceux de la CGT uniquement, cela veut dire Tous Ensemble ! 

 

Correspondant Tous Ensemble et CL-CGT de Lyon

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M
Cette journée du 17, nous la devons à Mickeal Wamen( CGT Goodyear) aux syndicalistes de base et aux travailleurs en coléres. Bravo continuons la convergence des luttes tous ensemble.
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