Besancenot aux côtés des travailleurs

Publié le par CGT PHILIPS EGP DREUX

La première “Fête de la solidarité des travailleurs en lutte” a réuni plusieurs centaines de personnes hier à Champhol. Le leader du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Olivier Besancenot, a fait un passage discret.


Il est resté très discret pour ne pas voler la vedette aux ouvriers de Philips-EGP, Continental, Ford ou encore Molex. Invité à participer à la première “Fête de la solidarité des travailleurs en lutte”, le très emblématique leader d’extrême-gauche Olivier Besancenot s’est fondu dans le public, hier après-midi, à l’espace Jean-Moulin de Champhol. En jean et veste de cuir, le chef de file du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a écouté attentivement les témoignages de ces salariés qui mènent un combat, parfois depuis plusieurs années, contre les licenciements dans leurs entreprises.

Après une rentrée sociale un peu molle, l’idée d’organiser un rassemblement des forces syndicales et politiques de gauche a germé dans la tête de Manuel Georget, délégué CGT chez Philips-EGP à Dreux, il y a un mois et demi. «On se bat chacun de notre côté pour sauver nos boîtes. Maintenant, il faut s’unir si on veut se faire entendre», a expliqué hier Manuel Georget, heureux que des salariés, comme ceux de Freescale à Toulouse (Haute-Garonne) ou de Continental à Clairoix (Oise), aient parcouru plusieurs centaines de kilomètres pour prendre part à cet événement. Des représentants des faucheurs volontaires d’OGM, des membres de Lutte Ouvrière, des Verts ou encore du PS et du PC étaient également de la fête.

«C’est la moindre des choses»

De son côté, c’est tout simplement en «ami» qu’Olivier Besancenot a accepté de passer une partie de son samedi à Champhol. «C’est la moindre des choses d’être là par rapport aux Philips. Je connais bien Manu Georget qui me tient régulièrement au courant de l’évolution de la situation. J’ai appris que la direction souhaitait fermer l’usine en février», a confié le plus célèbre postier de Neuilly (Hauts-de-Seine). «Malheureusement, le cas de Philips n’est pas isolé. Ma présence ici est avant tout militante. Je viens leur témoigner ma solidarité.»

Après avoir discuté pendant deux heures autour d’un café avec des délégués syndicaux, le leader du NPA a quitté la salle sur la pointe des pieds, comme il était arrivé. Il n’a fait aucune intervention au micro et n’a pas souhaité prendre part au débat sur le thème de la convergence des luttes. «Je ne suis pas venu ici pour prêcher la bonne parole», a-t-il lâché avant de s’en aller en toute humilité.
Hélène Bonnet
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