Chômage, RSA, Restos du cœur : descente dans la pauvreté

Publié le par CGT PHILIPS EGP DREUX


"Selon le haut commissaire aux Solidarités actives Martin Hirsch, il y avait au 1er décembre 1,26 million de personnes percevant le RSA-socle, le remplaçant du RMI. C'est une augmentation de 4,4 % en quatre mois. Les premiers travailleurs licenciés depuis la crise financière de septembre 2008 commencent à épuiser leurs droits à l'allocation chômage et se retrouvent donc au RSA.

Or depuis quatorze mois il y a eu 600 000 suppressions d'emplois en fixe et un nombre inconnu mais sans doute équivalent de suppressions d'emplois précaires. Le nombre d'allocataires du RSA, soit 454,63 euros par mois pour une personne seule et sans emploi, va donc continuer d'augmenter dans les prochains mois.

Dans ces conditions les Restos du cœur, qui viennent de rouvrir leurs portes et qui avaient aidé 800 000 personnes l'an passé, s'attendent à une explosion de la demande pour cette année.

Les Restos du cœur ne coûtent rien à l'État, le RSA-socle non plus car, remplaçant le RMI, il est financé comme lui par les départements. Le gouvernement laisse donc une fraction grandissante de la population tomber de plus en plus vite dans la pauvreté, sans y consacrer autre chose que les discours de son spécialiste ès charité, Martin Hirsch. Lequel se dit d'ailleurs satisfait du fonctionnement du RSA.

Pendant ce temps-là le gouvernement s'occupe d'une autre forme de « solidarité active » : la protection des profits des grandes entreprises bancaires et industrielles. Celles-là mêmes qui par leurs plans de licenciements, par l'étranglement des sous-traitants et par la mise en coupe réglée de toute la société, sont directement responsables de la montée du chômage et de la pauvreté."

Paul GALOIS
(YG) 
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