Énorme malaise chez les agents communaux Ça chauffe aux espaces verts

Publié le par CGT PHILIPS EGP DREUX

Sources Châlons-en-Champagne  

Les agents ont investi le bureau du directeur du cadre de vie et exprimé leur courroux.

Réunis hier à 8 heures, de nombreux agents de la mairie, employés au service cadre de vie, ont fait part de leur mal être au travail et investi le bureau de leur directeur. Échange musclé.

SOUCIS d'organisation et de fonctionnement du service, relationnel « catastrophique », départs non remplacés, dépressions à gogo… Rien ne va plus au service cadre de vie de la Ville de Châlons où le vase déborde, c'est peu dire. Aussi, hier à 8 heures pétantes, une bonne quarantaine d'agents en charge de la tonte, de l'élagage, des plantations, bref, du bon entretien des espaces verts, se réunissaient devant les locaux de leur direction, rue Stéphane-Mallarmé.
A l'appel du syndicat CGT des agents territoriaux, tous ces fonctionnaires qui en gros sur la patate, commentaient leur quotidien et l'état d'esprit régnant aujourd'hui au sein de leur service. « Ça ne va plus, nous bossons dans un climat malsain où le chantage est monnaie courante. Nous avons perdu notre dignité et si on la ramène, on se fait saquer lors de notre notation annuelle, ce qui cause des problèmes pour notre déroulement de carrière ».
Porte-parole du groupe, Dominique Docq n'y va pas par quatre chemins et évoque : « l'acharnement sur un collègue qui est aujourd'hui en arrêt maladie. Quand un gars ne sait pas dire non, on l'enfonce jusqu'au bout ! » Bonjour l'ambiance…
Pour Ludovic Têtevuide, l'un des dirigeants du syndicat : « Certains de nos collègues chialent en réunion, d'autres pètent les boulons, cela fait cinq ans que nous demandons une campagne sur la prévention des suicides en comité hygiène et sécurité, et rien n'est fait. »
C'est explosif…
Sur le terrain, la réorganisation du travail mise en place en mai dernier fait également beaucoup de dégâts. Les agents seraient placés dans des cases. « L'un ne fait plus que de la tonte, un autre, que des plantations et ainsi de suite, l'harmonie du métier a explosé, c'est inacceptable. Cette pseudo-spécialisation, c'est pour économiser des emplois ».
Le moral n'est donc point au beau fixe dans les rangs où l'on parle de « dynamisme cassé », de « pression psychologique ». « Nous avons prévenu l'adjointe au personnel et la DRH de notre venue sur site car nous souhaitons tout mettre à plat », insiste Nathalie Mayence de la CGT, pas prête à lâcher le morceau. Mais devant les locaux hier : personne. C'est alors que le groupe a investi le bureau d'Alain Lefort, directeur du cadre de vie à qui les nombreuses doléances ont été rapportées. « On veut que ça arrête, que cesse le management par le mépris, la situation est limite explosive ». En guise d'introduction, de nombreux jardiniers ont alors vidé leur sac. Brouhaha et éclats de voix avec un ras-le-bol général en toile de fond.
Du bla-bla
« Tout le monde fonctionne avec un carnet de rendez-vous et l'adjointe au personnel n'est pas à votre disposition, prenons un rendez-vous commun », propose alors le n° 1 du cadre de vie, étonné quant au type de management mis en avant : « Je n'ai jamais eu de remontées négatives ». Difficile dialogue, les agents avancent que la direction récolte aujourd'hui ce qu'elle a semé. Directeur-adjoint du service, Sébastien Renaud-Goud, et l'un des cadres, tentent de jouer la carte de l'explication sur la « saisonnalisation du travail, la gestion par équipe et par semaine afin d'améliorer la qualité du service rendu ». Rien n'y fait.
Plein les bottes
Et les heures sup qui permettent de travailler plus pour gagner plus ? « Laissez ça à l'UMP, y en a plein le cul ! » hurlent certains agents, symboles de ce ressenti collectif. L'un des plus anciens, 33 ans de service au compteur, estime que le climat créé n'est autre qu'une « stratégie afin de liquider le service public ».

Il ressort de la rencontre qu'une réunion se tiendra à terme afin de traiter du bilan de cette réorganisation. Certains menacent de venir en conseil municipal. Au bout d'une heure trente, le groupe repart. « Les élus qui sont nos patrons ont fait aller le directeur et ses cadres au casse-pipe. Mais d'éluller le directeur et ses cadres au casse-pipe. Mais d'élu qui sont nos patrons ont fait aller le directeur et ses cadres au casse-pipe. Mais d'élu, il n'y avait pas pour nous recevoir ». Peut-être plantaient-ils des fleurs ?
 David ZANGA

Source : L'UNION
Blog jacques Tourtaux 

Publié dans Service public

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C
<br /> c'est ma corpo les horticos, et ils ont bien raison de monter au créneau, ce métier n'est pas facile malgré les espaces verts qui permettent de décompresser et ce métier rencontre aussi des<br /> difficultés qui ne sont pas souvent mises en évidence.<br /> <br /> <br />
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