Identité nationale, indignation programmée

Publié le par CGT PHILIPS EGP DREUX

Le petit joueur avait enfin perdu la pogne.
Entre le blagueur raciste anti-auvergnat, le touriste Fredo aux michetons de 40 balais, et le livreur de pizza de chez Darty-la Défense, de l'épate à l'Epad, les emmerdes volant en escadrille, il courait à contre-temps derrière l'actu emballée sans plus rien contrôler du buzzeur ; sale temps pour le matamore.

Le toréador encorné se retrouvait « toro » enfin.

Commando diversion en catimini de chez Gandrange : fiasco
Castration chimique « qu'un zob impur n'abreuve plus nos sillons » :  laborieux
Charité bien ordonnée de 600 millions saupoudrés à la FNSEA : mitigé
Ça tapait à côté, ça souquait mou du genou, ça ramait grave et puis…

Et puis la bonne vieille recette à la sauce bien dégueu gauloise
La bonne vieille enfumade pour fumer le hareng de base
Un de ces fondamentaux de fond de tiroir éprouvé, pour ramener au troupeau la brebis grégaire égarée ;

l'insécurité ayant déjà beaucoup servi :

L'identité nationale.

Fier d'être français
drapeau à colorier

Marseillaise tricolore

Max Gallo en érection (il est libre Max ?)

Le tout sous la baguette BBR de l'homme qu'on aime particulièrement haïr, le traître à gueule de faux jeton du félon Besson et c'est reparti comme en 40 :

Maréchal nous voilà
Pétain is back
Lepénisation tsoin tsoin
Ligne Maginot de nos pseudos valeurs chauvino-patriotiques
Allez la France et Forza Italia

Et toute la blogosphère y compris moi, pas dupes pas cons, pas folle la guêpe, gros comme une maison avec de l'énorme ficelle à tête de noeuds, à pas nous la faire avec le paravent du trompe l'œil du leurre du faux semblant du mirage de l'attrape couillon de l'appât de l'hameçon de la muleta du pipeau de l'écran de fumée pour faire diversion…de replonger fissa dans le court-bouillon crapoteux, de retomber dans le panneau indiqué par la direction pleine cible.

Et voilà le nabot vagal de reprendre la main. De remettre à découvert le couvert et de nous indiquer à nouveau le caniveau conseillé pour faire là où on nous dit de faire nos révoltes outragées.

Et tout à démonter le piège de se complaire dedans et de l'entretenir, dans le cercle vicié vicieux de l'effet pervers et de lâcher la chair du mollet droit là où ça faisait mal pour mordre le bois du mollet gauche juste sur les pointillés là où ça fait rigoler.

Ne serions-nous devenus rien d'autre, que de bons professionnels de l'indignation programmée qu'on ballade  ?

Au jeu cruel de la corrida et de la mise à mort, c'est toujours celui qui court qui se fait embrocher.

Olé.
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