La justice dans la rue à Paris

Publié le par CGT PHILIPS EGP DREUX

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Deux à trois milles personnes ont défilé dans les rues de la capitale, ce mardi, pour dénoncer la politique du gouvernement.
Avec deux revendications prioritaires: hausse du budget et défense du juge d'instruction.

Magistrats, avocats, agents des services judiciaires et pénitentiaires... Comme prévu, ils étaient tous présents, ce mardi après-midi, dans les rues de Paris, pour dénoncer ce qu'ils appellent la "casse de la justice française". Les 2300 manifestants - selon la préfecture de police - étaient venus de tout le pays (Montpellier, Douai, Valenciennes, Rennes...), en réponse à l'appel de 25 syndicats et organisations, unis pour la première fois.

Tous ont défilé sous le soleil, aux cris de "Assis, debout mais pas couché", "Juge d'instruction, espèce menacée", "Justice au pas, on n'en veut pas" ou encore "Justice indépendante et démocratique". En robes, les magistrats et avocats se sont mêlés aux membres des services judiciaires et pénitentiaires pour crier leur mécontentement. A l'avant du cortège, les représentants des principales organisations syndicales s'étaient réunis derrière une banderole unitaire.

"Si nous sommes ici, tous ensemble, c'est pour dénoncer une situation  qui n'est plus acceptable, a déclaré Jean-Louis Borie, le président du Syndicat des avocats de France. On assiste à la casse de l'institution judiciaire. Et cette casse est doublée d'une tentative de reprise en main par l'Etat".

Très remonté, le personnel judiciaire s'est aussi plaint du manque de moyens. "Le budget de la justice en France est l'un des plus faibles d'Europe", assure un membre du Syndicat de la Magistrature. Pour le bâtonnier du barreau de Valenciennes, Me Jean Thévenot, "la politique mise en place par le gouvernement ce n'est pas d'être bien jugé mais d'être vite jugé, et c'est anormal dans un pays comme le nôtre".

Autre sujet pointé du doigt: la réforme du code de procédure pénale, qui prévoit notamment la fin du juge d'instruction et une modification des conditions de garde à vue. Autant de mesures très impopulaires auprès du personnel judiciaire.

Partis du Palais de justice vers 14h30, le cortège a rejoint la place Vendôme où une délégation a été reçue au ministère de la justice.
l'express

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