La tentation de la CGT

Publié le par CGT PHILIPS EGP DREUX

(YG)
"A vouloir vivre en union libre avec la seule CFDT, ne plus être embêtée avec d'autres syndicats qui ont le tort d'être petits, c'est-à-dire faire le coup de la V° au monde ouvrier par une bipolarisation sinon rien, le roi vacille.
On ne peut oublier que la CGT, avec la CFDT, le Medef, la CGPME ont signé en avril 2008 un accord sur une nouvelle "représentativité syndicale".
Les citoyens salariés découvraient (pour les plus naïfs) l'art et la manière d'écraser les petits et de pactiser avec son diable (ndlr: Sarkozy) qui amènera à abolir par la Loi du 20 août 2008 la notion de "présomption irréfragable de représentativité" des syndicats.
Les salariés citoyens voyaient d'aucuns se plonger dans les délices de la perspective de pensées syndicales uniques, face à un pouvoir politique qui ne survit que par la même recette bi-polaire.
Pour simplifier? Non, pour mieux contrôler par la règle des "minimum 10%". La mise à mort des petits syndicats ouvriers était décidée, et facilitée la constitution de "syndicats" maison, si utile aux gros employeurs.
Cette Loi liberticide, qui susurre une nouvelle praxis syndicale n'a pas fini de faire parler d'elle. N'en doutons pas, elle sera évoquée au Congrès de la CGT. Car déjà, en cette fin 2009, arrivent les premiers avatars d'une bourde majeure. Des premiers coups de balancier, tous judiciaires.
 Le premier provient du TGI de Brest, qui a dit que la nouvelle règle de représentativité porte atteinte aux libertés syndicales.
 Le second est tout aussi exemplaire, mais dans le sens opposé, qui confine au délit de sale gueule de n'être pas un « gros syndicat »: prenant appui sur la Loi du 20 août 2008, la société SFR conteste la représentativité d'un syndicat SUD en se fondant, sans rire, sur le non respect des valeurs républicaines !

Bernard THIBAULT se tord-il de rire, lui, avec le locataire de l'Elysée, Florence du Medef et le gentil Xavier Bertrand?
 
Le congrès de la CGT sera important pour le monde du travail, qui veut savoir si elle ne se bornera pas à boucher et ripoliner les brèches,  si elle veut bien « unifier » ...mais toujours sans conditions ?
Unification syndicale, peut-être, mais encore à la mitrailleuse lourde, pour un Canossa du pauvre?
Pourtant, comme le temps est à l'orage et que le coup sur la « nouvelle représentativité syndicale » montre ses effets, le moment était venu d'un débat. Tout indique qu'il n'aura pas lieu."

Licenciements, ruptures et coups de sang. (6 December 2009) 

 

Publié dans syndicalisme

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