Nathalie Neil, Patricia Coupel de Philips Dreux élues à la tête de l’Union locale CGT.

Publié le par CGT PHILIPS EGP DREUX

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L’Union locale du syndicat entend reprendre des couleurs après des mois de flottement

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Nathalie Neil, Patricia Coupel et Martine Galvin ont été élues, vendredi, à la tête de l’Union locale CGT. Leur objectif ? Dynamiser leur syndicat.

«Elles n'ont pas été élues parce qu'elles sont des femmes, mais parce qu'elles sont dynamiques, compétentes et efficaces. Et vu le flottement de ces derniers mois, nous en avons bien besoin… », confiait, vendredi soir, un responsable syndical à l'issue du dix-septième congrès de l'Union locale CGT de Dreux.

 

Réunies à huis clos toute la journée au centre Saint-Jean, près de quarante personnes, dont des représentants du comité régional et de l'Union départementale, ont ainsi élu « à l'unanimité » leur nouvelle commission exécutive.

 

Une ancienne salariée de Philips EGP

Rompues à l'exercice syndical et aux luttes sociales, Nathalie Niel, la nouvelle secrétaire générale, Patricia Coupel, trésorière et Martine Galvin, trésorière adjointe, affichent l'objectif de « recréer du lien » entre l'Union locale et les sections CGT implantés dans les entreprises. Participer aussi, sur le plan local et départemental, aux différents mouvements de protestation ; le prochain étant la journée de grève et de manifestation du 5 mars pour le retrait du projet de Loi « qui dynamite le code du travail ». A Dreux, l'Union locale assure aussi des permanences à la bourse du travail pour conseiller des salariés en difficultés avec leur employeur. La CGT est également représentée au Conseil des Prud'hommes. James Bourgeois qui a courageusement assuré l'intérim du secrétariat général depuis l'été dernier, raconte : « Mes camarades vont avoir du travail. Il y a énormément de dossiers en attente qu'il faut traiter. » Il est vrai que l'UL-CGT de Dreux est dans un « état de déconfiture » rarement atteint. Hamid Bifisse, le précédent secrétaire général, a, en effet, disparu du jour au lendemain ! « Nous lui avons envoyé des tas de messages sur son portable. Il n'a jamais répondu. Qu'il s'en aille, cela peut se comprendre mais il aurait pu au moins démissionner et nous avertir… », raconte Nathalie Neil. Âgée de 43 ans et maman de trois jeunes enfants, Nathalie Neil promet qu'elle n'agira pas de la sorte. « Si je dois quitter mon poste de secrétaire général, c'est parce que j'aurais trouvé du travail loin de la région », dit-elle encore. Demandeuse d'emploi depuis la fermeture de l'usine Philips EGP de Dreux, en avril 2010, Nathalie Neil confie qu'elle n'a pas encore fait son deuil de la disparition de l'usine. « Comme pour beaucoup de gens, la fermeture de notre entreprise a été un traumatisme ». Patricia Coupel acquiesce. Elle aussi est une ancienne de chez Philips.

 

Le dernier secrétaire général a disparu du jour au lendemain…

Née à Dreux, ancienne élève du lycée Edouard-Branly, Nathalie Neil est entrée chez Philips en 1991, d'abord à la maintenance, puis au service du développement. Diplômée d'un BTS en électronique, elle a suivi, en formation continue, les cours de l'Ecole nationale supérieure de l'électronique et de ses applications. Un titre d'ingénieur. Et pourtant… « Quand mon directeur a vu que je commençais à militer à la CGT, il n'a jamais voulu me nommer cadre, alors que j'occupais clairement un poste de cadre et d'ingénieur contrôle », dit-elle.

Combative, Nathalie Neil a participé activement à l'occupation de l'usine, au moment où la direction néerlandaise du groupe annonçait la fermeture du site de Dreux. La détermination dans l'action, c'est cette forme de syndicalisme que revendique Nathalie Neil : « On le voit en ce moment, les gens
se battent pour conserver leur emploi. Pas pour négocier des indemnités. »

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