Nexans : la direction met 35 000 euros sur la table

Publié le par CGT PHILIPS EGP DREUX


CHAUNY
  

CHAUNY (Aisne). 35 000 euros accordés contre 1 200 000 demandés. Patron et syndicats de Nexans sont d'accord sur un point : on est loin du compte

Les Nexans étaient forcément déçus de la contre-proposition de leur direction.CHAUNY (Aisne). 35 000 euros accordés contre 1 200 000 demandés. Patron et syndicats de Nexans sont d'accord sur un point : on est loin du compte

 

C'EST un secret de polichinelle ! Nobert Bluthé n'est pas le père Noël. Le PDG de Nexans a regardé de très près hier la commande de ses petits lutins de Chauny. En tout cas, lui et les syndicats sont d'accord sur un point (ce qui est pas mal par les temps qui courent) : on est loin du compte ! Très loin même.
Dans un élan de générosité, les Nexans avaient demandé à leur patron la rondelette somme de 120 000 euros pour être foutus à la porte. C'est tout l'art des négos. Il faut demander beaucoup pour avoir peu ou au mieux bien en deçà de ses espérances.
Hier, en comité central d'entreprise (CCE), Nobert Bluthé a sorti sa calculette. « L'indemnité pour l'ensemble des salariés touchés par le plan de sauvegarde pour l'emploi est de 25 000 euros. Pour les 220 collaborateurs de Chauny, une majoration de 10.000 euros est prévue. Soit 35 000 euros », nous annonçait hier en fin de journée le PDG de Nexans.
Menaces
De quoi faire tousser la « base » et éclipser l'allongement du congé de reclassement porté finalement à 12 mois (la loi prévoit une fourchette de 4 à 9 mois). Une année durant lesquels les 220 Nexans toucheront quasiment l'intégralité de leur salaire

mensuel.
Devant les grilles de l'usine, la vingtaine de salariés, qui faisait le pied de grue en fin de journée, était forcément déçue. Quelques noms d'oiseaux et du vocabulaire fleuri ici et là, certes. Mais aussi et surtout des menaces. « S'ils veulent là jouer comme ça, on va sortir quelques machines et y mettre le feu », grondaient quelques salariés remontés comme des coucous suisses. En soirée, les délégués syndicaux étaient, eux, toujours injoignables.
Alors bien sûr que cette contre-proposition de la direction va être rediscutée mercredi lors de ce qui est présenté par le plan social comme l'ultime réunion de négociation (un plan qui devrait être vraisemblablement prolongé de quelques jours). De quoi « gratter » entre 7 et 15 000 euros?
Mais comme on pouvait l'imaginer, la « mauvaise nouvelle » s'est naturellement répandue comme une traînée de poudre parmi les 220 salariés touchés. La poudre, c'est justement l'odeur qui flotte devant les grilles de Nexans. Est-ce que cela va faire boom ? Les Nexans ne répondent ni oui, ni non. Ce qu'il faut savoir maintenant, c'estl'heure du feu d'artifice. Dès cet après-midi après l'assemblée générale?

Blog jacques tourtaux

Publié dans Boites en luttes

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