Philips : "Christian Estrosi se moque du monde"

Publié le par CGT PHILIPS EGP DREUX

NOUVELOBS.COM | 16.02.2010
C'est ce qu'affirme le délégué CGT Philips à Dreux en réponse à l'affirmation du ministre de l'Industrie : Philips "a contribué à créer plus d'emplois à Dreux qu'il n'en avait supprimé."
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Christian Estrosi se moque du monde", a affirmé à Nouvelobs.com Manu Georget, délégué CGT Philips à Dreux, mardi 16 février, après les déclarations du ministre de l'Industrie sur le groupe qui "a contribué à créer plus d'emplois à Dreux qu'il n'en avait supprimé."
"Christian Estrosi se moque du monde… si c'est comme ça qu'il gouverne", a déclaré Manu Georget, contestant formellement les chiffres avancés par Christian Estrosi. "On était 18.000 dans le groupe Philips en France il y a 7 ans, on est plus que 5.000 aujourd'hui. A Dreux, on était 4.000 en 1997, on n'était plus que 212, et maintenant plus rien ?", a poursuivi le délégué. "Il faut qu'il arrête d'écouter les dirigeants de Philips. Je dois le rencontrer jeudi, on verra s'il tient le même discours", a conclu Manu Georget.

Bataille de chiffres

Alors que le site Philips de Dreux (Eure-et-Loir) a stoppé sa production avant l'envoi de lettres de licenciement aux 212 salariés, le ministre de l'Industrie Christian Estrosi a affirmé mardi que Philips n'est pas "un patron voyou". "Philips n'est pas un patron voyou, Philips n'est pas Molex", a-t-il souligné lors d'une rencontre organisée par l'Association des Journalistes de l'Information sociale (Ajis).
L'équipementier américain Molex a fermé son site de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) au terme d'une bataille judiciaire de près d'un an avec les salariés.
Selon Christian Estrosi, "Philips est implanté en France, participe à la recherche de notre pays et a contribué à créer plus d'emplois à Dreux qu'il n'en avait supprimé" lors du précédent plan social. Le ministre estime que 350 emplois ont été créés grâce aux efforts de revitalisation, alors que Philips avait licencié 279 personnes en 2008.

Prudence de Christian Estrosi

Lundi, la direction de Philips a bloqué les portes de l'usine. Samedi, ils avaient reçu un courrier leur demandant de ne pas se présenter à leur poste mais ne notifiant pas leur licenciement.
Interrogé sur la lettre, le ministre de l'Industrie s'est montré prudent, indiquant simplement qu'il allait "voir si la lettre s'inscrit dans le calendrier normal de la procédure". Christian Estrosi a également rappelé qu'il doit recevoir les syndicats puis la direction mercredi ou jeudi. "J'en saurai plus", a-t-il déclaré.
Selon la CGT de Philips, un second courrier a été adressé aux salariés, leur proposant un reclassement en Hongrie. "Philips propose aux salariés des postes d'opérateurs à Szekesfehervar en Hongrie, en CDI, payés 450 euros par mois, sur douze mois, avec la condition de pratiquer la langue".
Le recours en référé des salariés de l'entreprise pour stopper le blocage de l'usine sera examiné mercredi par le tribunal de grande instance de Chartres.
Mardi matin, les salariés "très en colère" se sont à nouveau rassemblés devant les portes closes de l'usine Philips de Dreux.
Source tempsreel.nouvelobs.com
Blog Cyril Lazaro

Publié dans PHILIPS EGP

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