Philips dreux:les 212 salariés de Philips reprennent le travail lundi

Publié le par CGT PHILIPS EGP DREUX

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Le travail reprendra lundi à l'usine Philips de Dreux (Eure-et-Loir). Même si ce n'est que provisoire, c'est une grande victoire pour le 212 salariés du site et un camouflet pour le groupe néerlandais. Ce vendredi peu après 17 heures, le  tribunal de grande instance de Chartres a ordonné la reprise du travail dès lundi, sous peine d'une astreinte de 25 000 euros par jour, et la «suspension du projet de licenciements collectifs», dans l'attente d'une meilleure consultation des représentants du personnel.

 

Dans la soirée, la direction a indiqué dans un communiqué qu'elle «se conformera aux conclusions de l'ordonnance de référé». «La production reprendra ce lundi, dans l'attente d'une prochaine réunion avec les partenaires sociaux», a-t-elle précisé.


Les élus du CE manquaient d'informations «primordiales» 

Si la fermeture du site est évoquée depuis octobre, les employés avaient reçu samedi une simple lettre les informant de ne pas venir lundi matin au travail, sans leur notifier leur licenciement. Un autre courrier les informaient de propositions de reclassement en Hongrie à 450 euros par mois. Face à ces méthodes, les salariés avaient saisi la justice lundi sur «l'absence d'avis du comité d'établissement et du comité central d'entreprise», reprochant au géant néerlandais de l'électronique d'avoir arrêté la production avant d'avoir notifié aux salariés leur licenciement.

Dans son ordonnance, le tribunal a poté un manque d'informations «primordiales» pour l'examen du volet économique du plan social. Il estime par conséquent que les élus au comité d'entreprise n'étaient pas en mesure d'émettre un avis éclairé sur ce plan. Il a également condamné Philips à payer 1 000 euros chacun à la , à FO et au comité d'entreprise.FO : «Cette décision va faire jurisprudence»

«C'est une énorme victoire pour les salariés de Philips et plus globalement pour les travailleurs», a déclaré, Manuel Georget, délégué CGT. «Les travailleurs ont été tellement victimes de défaites, que cette victoire renforce aujourd'hui notre combativité»,.a-t-il ajouté. Il s'agit d'«une victoire importante pour les salarié-e-s du site et pour les qui les soutiennent», renchérit le syndicat Solidaires.

Pour l'avocate de l'union départementale FO, Me Sandra Renda, «cette décision, qui va faire jurisprudence, montre qu'on ne ferme pas en France une usine comme ça (...) Lorsqu'une entreprise se comporte aussi mal avec ses salariés en ne pensant qu'à ses actionnaires, une réponse reste possible: la sanction de la loi».

Les syndicats avaient également demandé au tribunal de reconnaître le «lock-out du site» : la direction avait en effet fermé les portes de l'usine de Dreux lundi. Sous la pression du ministre de l'Industrie Christian Estrosi s'était dit jeudi «choqué» par l'envoi de ce courrier, Philips avait accepté de rouvrir les portes de l'usine vendredi matin, permettant aux salariés d'emporter leurs affaires personnelles, au cas où...


Philips affirme plus que jamais sa volonté de fermer le site

Dans la matinée, le président de Philips France Joël Karecki avait très fermement réaffirmé «qu'il n'y aura plus d'emplois Philips à Dreux prochainement» : «les lignes (NDLR: de l'usine d'Eure-et-Loir) ne fabriqueront plus de téléviseurs et il n'y a pas d'autres produits Philips de prévus parce qu'il n'y a pas d'autres produits Philips utilisant ce type de technologie», avait-t-il martelé devant la presse.
le parisien (AFP)

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