Procès anti-OGM : Xavier mathieu à versailleurs pour soutenir les 58 faucheurs volontaires

Publié le par CGT PHILIPS EGP DREUX

Procès anti-OGM : défendre le droit d'agir contre le "risque de dissémination
  La majorité des 58 faucheurs anti-OGM entendus mercredi par la cour d'appel de Versailles pour la destruction d'une parcelle de maïs transgénique en 2007 à Poinville (Eure-et-Loir), ont reconnu et défendu leur participation au fauchage au nom du "risque de dissémination".

Accompagnés de leur comité de soutien, les faucheurs, relaxés en première instance, se sont rendus symboliquement en cortège dans la matinée à la cour avant l'ouverture du procès qui doit durer jusqu'à vendredi.

Vers 13H00, une marche de soutien a réuni quant à elle à Versailles plusieurs centaines de personnes, 400 selon les organisateurs, 200 selon la police.

Dans le cortège, figuraient notamment le dirigeant du NPA Olivier Besancenot et le délégué CGT de Continental à Clairoix Xavier Mathieu.

Les faucheurs espèrent la confirmation de la relaxe afin de "faire jurisprudence", aucune cour d'appel n'ayant à ce jour relaxé de militants anti-OGM pour fauchage.

Comité de soutien, le 18 novembre 2009 devant le palais de justice de Versailles, lors de l'ouverture du procès de 58 faucheurs volontaires anti-OGM
© 2009 AFP (Jacques Demarthon)

















La majorité des 58 faucheurs anti-OGM entendus mercredi par la cour d'appel de Versailles pour la destruction d'une parcelle de maïs transgénique en 2007 à Poinville (Eure-et-Loir), ont reconnu et défendu leur participation au fauchage au nom du "risque de dissémination". 



 "Je reconnais les faits. Je ne suis pas paysanne, je ne suis pas mère de famille mais je me sens pleinement citoyenne de la Terre", a déclaré à la barre Isabelle Aubry, une des prévenus.

"Quel que soit l'OGM, s'il y a culture en plein champ, le risque de dissémination est reconnu", a ajouté la quinquagénaire qui travaille dans le domaine de la santé.

"Je ne suis pas un vandale mais j'ai agi en état de nécessité", a lancé pour sa part le maraîcher bio Sébastien Benoit, disant ne pas reconnaître la "destruction" de la parcelle OGM.

"En tant qu'agriculteur bio, je ne reçois aucune prime et l'autorisation des OGM par décret est une mise en péril de la filière bio", a-t-il ajouté en estimant que son "droit de pouvoir produire et manger sans OGM a été bafoué du fait du risque de contamination".

Cité à témoigner par Monsanto, le président de la FRSEA Centre, Michel Masson a reconnu qu'une "pollinisation fortuite existe mais cela reste marginal".


Comité de soutien, le 18 novembre 2009 devant le palais de justice de Versailles, lors de l'ouverture du procès de 58 faucheurs volontaires anti-OGM
© 2009 AFP (Jacques Demarthon)

















La majorité des 58 faucheurs anti-OGM entendus mercredi par la cour d'appel de Versailles pour la destruction d'une parcelle de maïs transgénique en 2007 à Poinville (Eure-et-Loir), ont reconnu et défendu leur participation au fauchage au nom du "risque de dissémination".


 "Je reconnais les faits. Je ne suis pas paysanne, je ne suis pas mère de famille mais je me sens pleinement citoyenne de la Terre", a déclaré à la barre Isabelle Aubry, une des prévenus.

"Quel que soit l'OGM, s'il y a culture en plein champ, le risque de dissémination est reconnu", a ajouté la quinquagénaire qui travaille dans le domaine de la santé.

"Je ne suis pas un vandale mais j'ai agi en état de nécessité", a lancé pour sa part le maraîcher bio Sébastien Benoit, disant ne pas reconnaître la "destruction" de la parcelle OGM.

"En tant qu'agriculteur bio, je ne reçois aucune prime et l'autorisation des OGM par décret est une mise en péril de la filière bio", a-t-il ajouté en estimant que son "droit de pouvoir produire et manger sans OGM a été bafoué du fait du risque de contamination".

 

Cité à témoigner par Monsanto, le président de la FRSEA Centre, Michel Masson a reconnu qu'une "pollinisation fortuite existe mais cela reste marginal".

 

Du maïs transgénique arraché en juillet 2007 par un membre des Faucheurs volontaires
© 2009 AFP (Eric Cabanis)

















La majorité des 58 faucheurs anti-OGM entendus mercredi par la cour d'appel de Versailles pour la destruction d'une parcelle de maïs transgénique en 2007 à Poinville (Eure-et-Loir), ont reconnu et défendu leur participation au fauchage au nom du "risque de dissémination".
 

 "Si on détruit les essais en plein champs, on ne peut pas vérifier si la coextistence (entre les OGM et le bio) est possible", a-t-il poursuivi.


En première instance, les 58 faucheurs volontaires, dont 23 sont également poursuivis pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement d'ADN durant leur garde à vue, avaient été relaxés le 6 juin 2008 à Chartres de l'ensemble des poursuites.

Le parquet avait fait appel de cette décision.

Le tribunal de Chartres avait reconnu aux militants l'état de nécessité, prévu par l'article 122-7 du Code pénal, qui permet d'écarter la responsabilité pénale d'une personne qui "face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s'il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace".

L'avocate du groupe agrochimique américain Monsanto, Maï Le Prat, a assuré à l'AFP que les "conditions nécessaires à la reconnaissance de l'état de nécessité n'étaient pas réunies".

"Les prévenus avaient des moyens juridiques à leur portée mais ils ont agi par commodité en vue d'un acte médiatique, plus que par nécessité", a-t-elle estimé.

Le jour de l'audience à Chartres, le 22 mai 2008, le Parlement adoptait un projet de loi controversé sur les OGM, transposant une directive européenne de 2001. Le texte reconnaissait "la liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM" en France et instaurait un délit de fauchage passible de deux ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Versailles pour réclamer la confirmation de la relaxe des 58 faucheurs. Durée: 1min10
© 2009 AFP

 






















Plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Versailles pour réclamer la confirmation de la relaxe des 58 faucheurs.
Durée: 1min10

 

 
Dernière mise à jour le: Jeudi 19 Novembre 2009, 08:5
 
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