Soutien au délégué CFDT de Freescale menacé de licenciement.

Publié le par CGT PHILIPS EGP DREUX


Freescale : le délégué CFDT menacé de licenciement

 

Social. Après les cinq semaines de grève de l'automne, les salariés de Freescale sont redescendus dans la rue.

Georges Lorente (au centre) pourrait payer sa mobilisation durant la grève par son éviction de l'entreprise. Photo DDM, M.L





















La longue grève des salariés de Freescale aura au moins permis de resserrer l'unité syndicale au sein de l'entreprise. Alors qu'entre le 7 septembre et le 12 octobre, FO et la CGC-UNSA s'étaient tenus en dehors du mouvement porté par la CFDT la CGT et la CFTC, c'est un front uni des cinq organisations syndicales représentées dans l'entreprise qui a refusé, mardi, de signer l'accord de méthode préalable au lancement du PSE. Le plan social d'entreprise qui doit permettre de reclasser les 830 salariés qui perdront leurs emplois lors de l'arrêt de l'activité du site en 2011 doit donc être renégocié.

Mais près de deux mois après la reprise du travail, les Freescale, qui ont symboliquement observé deux heures de grève et remonté la tente devant les grilles de l'entreprise, hier midi, continuent d'encaisser l'onde de choc du conflit.

Un salarié menacé de licenciement pour fait de grève est parvenu à négocier son départ avec la direction. Mais Georges Lorente, le délégué CFDT, omniprésent au cours des cinq semaines du mouvement, est sous le coup d'une procédure de licenciement. Parmi une longue série de douze griefs, la direction de Freescale lui reproche notamment d'avoir entravé l'accès des salariés à l'entreprise, et son attitude agressive et insultante vis-à-vis de l'encadrement et ce, de manière répétitive. Son sort est désormais entre les mains de l'inspectrice du travail qui a jusqu'au 6 janvier pour autoriser ou s'opposer à ce licenciement d'un salarié protégé. Outre le cas de ce leader syndical, la reprise du travail s'est opérée dans la tension pour de nombreux grévistes. « Huit des dix cadres membres du comité de grève sont aujourd'hui en arrêt maladie parce qu'ils n'ont pas supporté les pressions qu'ils ont subies en reprenant leur poste », dénonce un délégué syndical.

De son côté, une salariée non syndiquée est formelle : « s'ils touchent à Lorente ou à n'importe qui d'autre on se remet en grève. » L'onde de choc du mouvement de l'automne est loin d'être retombée.
Source ladepeche.fr 
Blog Cyril lazaro 

Publié dans Boites en luttes

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D
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