Sud Rail:Rejoignons les collègues en grève !

Publié le par CGT PHILIPS EGP DREUX

SUD RAIL:

N’en déplaise à celles et ceux qui chaque jour annoncent la fin du mouvement,

 

la quasi-totalité des assemblées générales qui se sont tenues vendredi, samedi et dimanche ont reconduit la grève. Grève qui touche toutes les régions, même si elle demeure

inégale, conséquence des conditions dans laquelle elle a été lancée.

 

Aujourd’hui des milliers de cheminotes et de cheminots sont toujours en grève, couverts par le préavis national reconductible « tous services » déposé par la fédération SUD-Rail, dans

quelques régions par des préavis similaires CGT/SUD-Rail.

La direction avait indiqué qu’elle ne communiquerait aucun pourcentage de grévistes durant le week-end. Voilà qui est plus simple pour laisser libre cours à tous les bobards et tentatives d’intox pour essayer de casser la grève.

 

Les équipes SUD-Rail ont tenté de collecter les informations. Nous avons un point assez complet, pour les contrôleurs/ses : Montpellier : 86 % - Lyon : 81 % - Toulouse : 71 % - Rouen : 70 % - Lille : 70 % - Paris Sud Est : 67 % - Bordeaux : 66 % - Dijon : 60 % - Reims : 60 % - Paris Est : 32 % - Metz-Nancy : 32 % - Nantes : 26 % - Chambéry : 25 % - Paris Austerlitz : 19 % - Tours : 11 % - Paris Nord : 10 % - Strasbourg : 9 %. Dans les dépôts, on relève 85% de grévistes à Toulouse, 83% à Limoges, 70% à Lyon, 63% à Dijon, 60% à Rouen, 56% à Montpellier, 55% à Paris Sud Est, 50% à Bordeaux, …

 

Au plan national, malgré les quelques reprises décidées, le nombre de grévistes augmente

 

. Quelques sites fortement en grève depuis 10 jours ont arrêté, mais d’autres y sont entrés récemment.

Ce lundi, des assemblées générales se tiennent dans beaucoup d’ateliers, de gares, …

   

Les réunions régionales

Ce ne sont pas des négociations. D’ailleurs, comment pourrait-il en être autrement ? Depuis le début de la grève, les syndicats CGT et SUD-Rail insistent sur la nécessité d’une négociation nationale. Nous n’avons pas changé d’avis.

Ce ne sont pas 23 « négociations régionales » qui vont nous donner des engagements précis en matière d’unicité et d’arrêt de l’éclatement de l’entreprise !

 

 

Aux demandes de négociations formulées dans des régions, les directions répondent même par une lettre-type … si impersonnelle qu’on y retrouve la même faute de frappe !

SUD-Rail est disponible pour négocier, mais il y a 

 

trois conditions indispensables pour ne pas trahir les grévistes :

  • Exiger que les éventuelles discussions en Régions soient un complément à des négociations nationales qui,seules, peuvent répondre à nos revendications.
  • Refuser des discussions où les syndicats se présentent séparément devant la direction.

Dénoncer ce qui ne serait qu’un calendrier de réunions, sans réponse immédiate aux revendications des grévistes

Pépy doit négocier !

En 2007, les négociations « entreprise par entreprise » ont aidé le gouvernement à faire passer sa contre-réforme des retraites. En 2010, choisir des négociations Région par Région avant une négociation nationale, aboutira au même résultat pour l’avenir de la SNCF

 

La direction reste bloquée sur le mercredi 21 avril pour une rencontre avec les syndicats. Face à cette provocation, quel est le rôle des fédérations ? Organiser la fin de la grève en faisant reprendre ses points forts, en multipliant les « informations » sur des reprises supposées, en survalorisant des négociations sans engagement de la direction ?

Ou faire en sorte que la négociation nationale ait lieu sous la pression directe des grévistes ?

Cette dernière solution nous parait plus efficace, sa réalisation est de la responsabilité de chacun-e d’entre nous !

(Sud Rail)

   

La Fédération CGT des Cheminot :

Au 9e jour de la grève......La Direction SNCF contrainte d’entrouvrir des discussions !

 

Malgré les résultats d’un sondage confidentiel commandé par la SNCF qui exprime la volonté de plus de 65% des usagers de voir aboutir des négociations, la Direction campe toujours sur ses positions, en refusant l’ouverture de négociations nationales.

Pour autant, responsable de cette situation de blocage, la Direction SNCF est contrainte d’engager un processus de discussions dans certaines régions fortement impactées par la grève.

Toutefois, coincée par sa posture irresponsable « pas de prime à la grève », les premières annonces sont encore très loin des attentes et des exigences exprimées.

 

Cette situation a d’ailleurs conduit l’ensemble des Assemblées Générales de grévistes à reconduire le mouvement ce jour.

En responsabilité, la Fédération CGT des Cheminots et ses militants, travaillent, malgré les difficultés, à des initiatives revendicatives sur le territoire demain pour peser sur l’entreprise et obtenir des engagements prenant en compte les légitimes revendications des cheminots en grève.

Pour tenter de masquer son absence dans l’action engagée par les cheminots depuis 9 jours, ses manoeuvres pour les démobiliser dans la plupart des régions, la Fédération SUD.Rail sort de son inertie.

Les cheminots ne sont pas dupes ! SUD.Rail manie l’art de la manipulation et de la désinformation en annonçant soudainement la multiplication de débrayages. Sauf que dans la plupart des régions où elle est influente, SUD.Rail n’appelle pas ses forces à s’engager.

 

Malgré ce contexte, la mobilisation reste forte dans certaines régions : 66% ASCT et 77% ADC en grève à Limoges, 75% ASCT et 80% ADC à Toulouse, 52% ASCT et 49% ADC à Bordeaux, 78% ASCT et 62% ADC à Lyon, 80% ASCT et 60% ADC à Montpellier, 77% ASCT et 46% ADC à Marseille, 69% ASCT et 53% ADC à Dijon, 49% ASCT et 54% ADC à Paris Sud Est, 64% ASCT et 60% ADC à Rouen, 52% ASCT et 52% ADC à Clermont Ferrand, 38% d’ADC à Reims, 56% d’ADC à Tours, 39% d’ADC à Chambéry…

 

Guillaume PEPY doit se comporter comme un Président responsable d’une entreprise publique de Service Public qui doit être, de ce fait, exemplaire en matière de dialogue social.

En ce sens, la Direction SNCF doit donner les mandats clairs aux Directions Régionales pour que s’engagent partout, et au plus vite, de réelles discussions permettant d’acter des avancées avec un calendrier de négociations. Dans le cas contraire, elle porterait la responsabilité du pourrissement du conflit social en cours.

La Fédération CGT des Cheminots appelle ses organisations à exiger des engagements des Directions Régionales SNCF et à faire partager aux cheminots les résultats des échanges et la réalité du rapport de force national.

Ainsi, comme elles le font depuis 10 jours, les Assemblées Générales de grévistes représentatives doivent apprécier lucidement la situation, débattre et décider démocratiquement des suites à donner au mouvement.

Pour autant, la CGT n’entend pas en rabattre sur son exigence de négociations nationales et considère que la Direction SNCF, par sa posture inacceptable, a marqué durablement les relations sociales à la SNCF.

Montreuil, le 15 avril 2010 à 22h55.

Publié dans Service public

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A

Comment pouvez-vous vous regarder dans la glace le matin ? Vu la situation actuelle vous devriez laisser votre boulot à ceux qui en ont besoin plutôt que d'agraver la situation


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