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Contre réforme des retraites

Mardi 30 novembre 2010 2 30 /11 /Nov /2010 10:39

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Le mouvement contre la casse des retraites a révélé d’immenses réserves de colère et de combativité, dans la jeunesse et le salariat. Ce mouvement a suscité l’enthousiasme des travailleurs du monde entier, qui font face aux mêmes problèmes. Les grèves de solidarité des t...ravailleurs belges étaient un magnifique exemple d’internationalisme ouvrier. En France, une nouvelle génération de militants s’est levée qui jouera un rôle important dans les luttes à venir.
Certes, la loi a été promulguée. Mais les grèves des raffineries – entre autres – ont rappelé que les travailleurs disposent d’un énorme pouvoir potentiel. Sans eux, rien ne fonctionne. Au cours de cette lutte, on a pu entrevoir ce que serait l’impact d’une grève illimitée impliquant une majorité décisive de salariés. Cela poserait la question de savoir qui doit contrôler l’économie et la société : les travailleurs – qui font tout – ou les capitalistes ?
La réforme des retraites fait partie d’une offensive générale contre les droits et les conditions de vie de la population. La crise du capitalisme et les énormes déficits publics poussent la classe dirigeante à s’en prendre à toutes nos conquêtes sociales. Face à ces attaques, nous devons résister. Il faut lutter, faire grève, manifester : c’est indispensable. Mais au final, tant que l’économie reste contrôlée par une poignée de capitalistes qui ne s’intéressent qu’à leurs profits, nous ne pourrons pas arrêter la machine à broyer nos acquis sociaux. Il faut en finir avec le système capitaliste lui-même. Les grands leviers de l’économie doivent être socialisés et placés sous le contrôle des salariés.

Par CGT PHILIPS EGP DREUX - Publié dans : Contre réforme des retraites
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Jeudi 18 novembre 2010 4 18 /11 /Nov /2010 22:23

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Environ 80 militants CGT, selon le syndicat, se sont rassemblés ce jeudi matin sur une des voies de l'aéroport du Bourget (Seine-Saint-Denis) pour organiser un barrage filtrant. L'objectif premier était de mobiliser en leur distribuant un tract les salariés des nomb...reuses entreprises du site, en vue de la journée de lutte du 23 novembre contre la réforme des retraites. Ces derniers ont pu rejoindre sans encombre leurs entreprises. En revanche, les manifestants ont bloqué les personnes à destination de l'aérogare d'affaires. «On voulait se faire entendre du grand patronat qui fréquente cet aérogare et qui est resté muet pendant toute la période législative de la réforme des retraites», explique Kamel Brahmi, de l'union départementale CGT. Les militants reconnaissent eux-mêmes n'avoir stoppé que quatre ou cinq «grands patrons», mais se félicitent d'avoir pris dans les mailles de leur filet, Jean Todt, le président de la Fédération internationale automobile (FIA), qui venait prendre l'avion. Il est reparti tranquillement après quelques instants, confirme Kamel Brahmi, qui estime que leur action s'est déroulée dans le calme sans heurts avec les forces de l'ordre.

(le parisien)

Par CGT PHILIPS EGP DREUX - Publié dans : Contre réforme des retraites
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Lundi 8 novembre 2010 1 08 /11 /Nov /2010 20:43

             Les résultats de la rencontre nationale de Tours d’interpros d’une vingtaine de villes sont très décevants.

 

            S’il est correctement indiqué dans cet Appel que « la stratégie de l’intersyndicale a été un échec pour les travailleur/ses », la conclusion n’est pas tirée qu’il s’est agi là, comme lors de tous les mouvements de classe que nous connaissons depuis des années, d’une volonté consciente des directions syndicales pour empêcher la centralisation du mouvement dans la Grève générale, seul moyen d’obtenir le retrait du projet de loi sur les retraites au moyen d’une mobilisation des masses dont le mouvement de nature politique aurait permis de balayer l’actuel gouvernement.

 

            Au lieu de cela, les appareils qui se sont tous refusés à ouvrir la perspective de la grève générale (et même, pour celui de la CGT, de mettre le retrait du projet de loi au centre des mots d’ordre unificateurs du combat de classe), se sont prononcés pour la tenue d’AG visant à déclencher des grèves reconductibles CONTRE la grève générale.

 

            C’était là le meilleur moyen pour les dirigeants syndicaux qui ne veulent à aucun prix rompre avec leur politique de collaboration de classe (ainsi que ceux des partis politiques se réclamant du mouvement ouvrier), de laisser chaque secteur, chaque entreprise, chaque secteur isolé sous prétexte que la « base », et elle-seule, devait décider. C’était, pour les dirigeants, refuser toute responsabilité dans la conduite du mouvement livré à lui-même sans perspective unificatrice de sa force potentielle immense.

 

            Malheureusement, l’Appel de Tours du 6 octobre continue à préconiser la même tactique qui a conduit à l’échec du mouvement, lorsqu’il écrit qu’il faut « étendre la grève reconductible, organiser des actions de blocage » et ce, dans une situation où le gros des forces grévistes ont été contraintes de reprendre le travail du fait de cette même tactique destructrice du mouvement mise en œuvre par les appareils syndicaux. Dans un tel contexte, les actions de blocage ne peuvent avoir aucune efficacité et démobilisent les forces militantes comme le soulignent maintes interpros elles-mêmes.

 

De même en ce qui concerne l’appel à « des actions communes » qui ne sauraient aboutir et entrent dans la « stratégie » actuelle des dirigeants (notamment ceux de la CGT) qui se servent de ces mobilisations pour faire passer leur politique tout en se donnant le beau rôle : voir les déclarations de Bernard Thibault à la radio, dimanche matin, se félicitant des « luttes qui continuent et même des manifestations de nuit ». Tout, mais surtout pas de centralisation de la lutte de toute la classe ouvrière !

 

            Les « actions » ponctuelles proposées par l’Appel, qui ne sont en rien mobilisatrices de la volonté des masses et des militants, ne sauraient en aucun gêner en quoi que ce soit la bourgeoisie ni les appareils soumis à la politique de la classe ennemie.

 

            Le 11 novembre, qui est un jour de commémoration des crimes de l’impérialisme ne saurait être « détourné » de sa signification contre-révolutionnaire par le mouvement ouvrier. Proposer de brûler le texte de la loi le jour de sa promulgation est contraire à toute la tradition du mouvement ouvrier et empêche de prendre en compte les propositions faites dans la préparation de la rencontre visant à exiger des directions syndicales la prise en charge d’une manifestation ouvrière de millions ce jour-là à Paris (pour autant que cette perspective soit elle-même dans l’ordre des possibilités dans la situation actuelle). Proposer un blocage économique le 15 novembre ne peut constituer qu’une velléité d’« action » ne pouvant que couvrir la politique des directions syndicales de division et de liquidation du mouvement. Bref, un baroud d’honneur que les appareils se gardent bien de prendre en charge eux-mêmes.

 

            Il est à craindre que l’avenir des interpros ne soit fort compromis par l’orientation qui a été définie par la rencontre du 6 novembre. La seule idée intéressante de cette initiative, celle d’une rencontre nationale de militants ouvriers, est démentie par l’insignifiance des résolutions adoptées, insignifiance qui s’explique par le refus d’affronter la politique des directions syndicales laissées maîtresses du jeu. C’est sans doute très dommage et le diagnostic peut sembler cruel, mais il ne sert à rien de masquer la réalité.

 

            Je suis néanmoins convaincu que dans la période actuelle de réflexion qui s’ouvre, les militants ouvriers sauront tirer le bilan de la politique des appareils syndicaux et lui opposer une politique d’unification du mouvement lorsque ce dernier sera de nouveau à l’ordre du jour, ce que personne ne peut prévoir à l’heure actuelle. Pour cela, il leur faut tirer le bilan d’orientations qui ne peuvent que les laisser dans la dépendance politique des directions syndicales.

 

 

Jean Sanvoisin, le 7 novembre 2010

Observateur de la rencontre du 6 octobre pour la ville de Chinon

Par CGT PHILIPS EGP DREUX - Publié dans : Contre réforme des retraites
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Lundi 8 novembre 2010 1 08 /11 /Nov /2010 20:28

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Nous, étudiants de 20 universités réunis en coordination nationale à Villetaneuse les 6 et 7 novembre 2010, appelons les étudiants à poursuivre la mobilisation contre la réforme des retraites sur les universités.

La réforme des retraites portée par Nicolas Sarkozy constitue une régression sociale sans précédent. Non seulement elle ne garantit pas l’avenir des retraites, mais elle fait reposer l’essentiel des efforts sur les salariés. Cette réforme va maintenir les salariés plus longtemps en activité, sans rien régler au chômage des seniors et va contribuer à fermer un peu plus les portes de l’emploi aux jeunes. Nous refusons cette vie de précaire dans laquelle le gouvernement veut nous maintenir.

Par ailleurs cette réforme ouvre encore un peu plus la voie à la privatisation du système des retraites. Par le relèvement de l’âge légal de départ à la retraite et l’allongement de la durée de cotisation, c’est bien la baisse des pensions et la capitalisation que souhaite mettre en place le gouvernement.

Par la mobilisation étudiante, les jeunes démontrent qu’ils refusent de servir d’alibi au gouvernement. Cette réforme sonne pour les jeunes comme une double peine : plus de chômage en début de carrière et moins de retraites demain. C’est pour cela que 74% des moins de 25 ans s’opposent aujourd’hui au recul de l’âge légal de retraite de 60 à 62 ans et que les étudiants dans leur grande majorité soutiennent la mobilisation actuelle. Par sa mobilisation, la jeunesse a joué un rôle central dans ce mouvement. Donnant confiance aux salariés en grève, elle a participé à donner un profil combatif et de masse à la mobilisation. Au delà de la réforme des retraites, la colère de la jeunesse n’est pas manipulée. Elle exprime un ras le bol de cette société et de l’avenir de misère qu’on lui réserve.

Le gouvernement a fait le choix de passer en force au parlement pour faire adopter son texte, au mépris de la puissante mobilisation des jeunes et des salariés l’amenant à faire le choix de la répression, y compris envers les mineurs, à encourager les violences policières, les arrestations abusives, à débloquer illégalement les piquets au mépris du droit de grève. C’est inadmissible. Mais si le gouvernement a gagné un vote dans l’hémicycle, il a perdu une bataille essentielle, celle de l’opinion. Le mouvement social contre la réforme reste soutenu par près de 70% de la population, et par la majorité des étudiants. Même adoptée, cette réforme reste injuste aux yeux du plus grand nombre et le gouvernement a perdu toute légitimité aux yeux des jeunes et des salariés. Cette mobilisation historique est riche d’enseignements. Les grèves reconductibles dans de nombreux secteurs salariés ont déstabilise le gouvernement et montré que c’était le moyen le plus efficace pour gagner. L’absence de démoralisation massive montre que, par ce type de scénario, un mouvement d’ensemble des jeunes et des travailleurs, la perspective d’infliger une défaite au pouvoir reste d’actualité.

Malgré les vacances et le vote de la loi, 2 millions de personnes ont à nouveau manifesté jeudi 28 octobre, pour la 7eme journée de mobilisation. Nous étions également 1,2 millions le 6 novembre.

Les raisons profondes qui ont amené des centaines de milliers de jeunes à descendre dans la rue sont loin d’être réglées. Nous maintenons notre exigence à la reconnaissance et à la protection sociale, notre aspiration à l’autonomie. Ces questions ne se régleront pas dans un énième débat sans perspective sur l’emploi des jeunes. Après avoir refusé de servir d’argument à cette contre-réforme, ils refuseront que leur situation soit utilisée pour une quelconque sortie de crise. Au coté des salariés et de leurs organisations, la coordination appelle les étudiants à poursuivre la mobilisation et à se joindre aux initiatives unitaires. Nous devons d’ores et déjà préparer les étudiants aux futures dates de mobilisation du 16 novembre et de celle qui aura lieu la semaine du 22 novembre.

Nous appelons l’ensemble des étudiants à participer aux assemblées générales ainsi qu’à leur organisation partout en France, afin de se mettre en grève et de manifester le mardi 9 novembre prochain. Des liens entre étudiants et secteurs mobilisés doivent continuer d’être développés en participant aux AG interprofessionnelles.

Nous exigeons :

- Le retrait de la réforme des retraites sans négociation.

- La prise en compte des années d’étude, de formation, de stage et d’inactivité forcée dans le calcul des annuités ouvrant droit à une retraite pleine.

- La retraite à 60 ans à taux plein

- Un pré-salaire d’autonomie

- Égalisation des salaires des femmes et des hommes

- Refus des 42 annuités de cotisation

Par CGT PHILIPS EGP DREUX - Publié dans : Contre réforme des retraites
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Dimanche 7 novembre 2010 7 07 /11 /Nov /2010 10:26

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Le 6 novembre à Tours se sont réuni-e-s les délégué-e-s mandaté-e-s ou observateurs/trices de 25 Assemblées Générales (AG) interprofessionnelles, AG de lutte, intersyndicales ouvertes à des non-syndiqué-e-s, collectifs, coordinations intersecteurs, etc..., de Laval, Le Havre, Angers, Béziers, Saint Etienne, Roanne, Chambéry, Nantes, Angoulême, Cognac, Bayonne, Chinon, Nîmes, Tours, Saint Denis, Rouen, Champigny, Paris-Est, Paris-Centre, Paris Ve/XIIIe, Paris XXe, Vannes, Lille, Grenoble et Nancy (sont excusées les villes de Aubenas, Agen, Brest, Rennes, Montpellier et Sarlat).

Les travailleur/se-s du public et du privé, les chômeur/se-s, les retraité-e-s, les lycéen-ne-s et les étudiant-e-s se sont mobilisé-e-s massivement par la grève, la manifestation et les actions de blocage pour le retrait de la réforme des retraites, avec le soutien de la majorité de la population. Pourtant, le pouvoir n’a répondu que par le mépris, la désinformation, la répression, l’atteinte au droit de grève, et il décide de passer en force.

La lutte contre la réforme des retraites arrive à un moment charnière. Alors que le gouvernement et la plupart des médias nous annoncent depuis des semaines la fin de la mobilisation, des actions de blocage et de solidarité sont menées dans tout le pays et les manifestations sont encore massives. Cette loi doit être abrogée. Nous refusons l’enterrement du mouvement après le vote de la loi.

La stratégie de l’intersyndicale a été un échec pour les travailleur/se-s. Mais l’heure n’est pas à la résignation : nous sommes résolu-e-s à continuer le combat. Dans de nombreuses localités, celles et ceux qui luttent, syndiqué-e-s de diverses organisations et non-syndiqué-e-s, se sont retrouvé-e-s dans des Assemblés générales et des collectifs pour réfléchir et agir ensemble : informer, soutenir les secteurs en lutte, étendre la grève reconductible, organiser des actions de blocage. Nous voulons que cette dynamique de l’auto-organisation et de l’action commune se pérennise, s’amplifie et se coordonne.

Ce mouvement s’inscrit dans une perspective plus large pour donner un coup d’arrêt à la politique du gouvernement et du patronat, qui préparent de nouvelles attaques, notamment sur l’assurance maladie. Nous restons convaincu-e-s que le seul moyen de gagner contre le gouvernement est le blocage de l’économie et la grève générale.

Nous appelons à faire front contre la répression qui frappe de plus en plus brutalement celles et ceux qui participent au mouvement social.

Nous avons tenu cette réunion nationale pour commencer à discuter entre nous, à nous coordonner et à mener des actions communes.
Nous appelons celles et ceux qui luttent à se réunir en Assemblées générales s’il n’y en a pas encore dans leur localité.
Nous appelons toutes les AG interprofessionnelles, AG de luttes, intersyndicales étendues aux non-syndiqué-e-s, etc., à participer à la prochaine rencontre nationale à Nantes le samedi 27 novembre 2010, en envoyant des délégué-e-s mandaté-e-s.

Nous invitons les organisations syndicales à envoyer des observateur/trice-s à cette rencontre.

Nous appelons aux actions suivantes, venant renforcer les actions de toute nature qui se déroulent quotidiennement :
- une action symbolique le 11 novembre à 11h pour l’abrogation du projet de loi et en hommage aux morts au travail avant la retraite ;
- une journée d’action de blocage économique le 15 novembre, pour laquelle nous appelons au soutien international ;
- une action symbolique consistant à brûler le texte de loi le jour de sa promulgation.

Par CGT PHILIPS EGP DREUX - Publié dans : Contre réforme des retraites
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